Le chercheur marocain en développement sphérique et intelligence territoriale, Abdessabour Akil, a suggéré, dans une récente étude, la réalisation d’un projet régional de train à grande vitesse, reliant les villes de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, pour être une locomotive du développement durable au niveau de la région.
L’étude indique que la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima se distingue par un avantage stratégique unique au sein du territoire national, car elle surplombe le bassin méditerranéen, qui est l’un des principaux bassins économiques du monde, et qu’elle a la possibilité d’une connexion continentale qu’elle assure entre l’Europe car c’est le plus ancien continent manufacturé du monde et l’Afrique, continent riche et prometteur à l’avenir.
Comme il a été indiqué dans la même étude, la région de Tanger dispose d’énormes potentiels naturels et de ressources humaines distinctes qui n’ont pas encore été utilisées de manière optimale en raison de l’insuffisance du réseau de transport, sans parler de sa position forte actuellement dans les chaînes de production mondiales pour un certain nombre d’industries et son attrait touristique. Cela en fait une destination idéale pour lancer des ateliers régionaux de développement ferroviaire au niveau national.
Selon l’étude en question, “la réalisation d’un train à grande vitesse sera permettrait un développement intégré qui vise, le long de son parcours, à créer de nouvelles zones industrielles et des espaces touristiques attractifs, et à construire des villages authentiques pour une industrie traditionnelle productrice de richesse”.
Aussi, parmi les objectifs du projet, selon l’étude, il y a la valorisation des ressources humaines, naturelles et culturelles de la région, sans oublier la construction de nouvelles villes résidentielles et de villages modèles ou la restructuration des existants. L’idée est d’avoir des infrastructures sociales, culturelles, sportives, éducatives, de santé et des espaces environnementaux connectés qui se complètent et se valorisent, en plus de relier par chemin de fer les capitales des régions et des métropoles à la capitale de la région et au port méditerranéen, et de relier le plus grand nombre possible de groupes ruraux au réseau ferroviaire, reliant tous les aéroports de la région au réseau ferroviaire.
L’étude a indiqué que l’achèvement du chemin de fer dans le nord sera accompagné de projets d’accompagnement. Ceux-ci incluent la création d’une vingtaine de nouvelles zones industrielles pour les petites et moyennes entreprises le long de la route et la création d’environ 70 nouveaux espaces et parcs pour le tourisme marin, de montagne et culturel.