Plus qu’incompréhensible, il est inhumain que les autorités locales n’agissent pas rapidement pour installer l’éclairage public.
Les résidents du complexe Atajdid, situé dans le quartier de Tanja Balia, ont déposé une plainte auprès du maire de Tanger, Mounir Limouri, concernant l’absence de réseau d’éclairage public au sein de ce complexe composé de 18 bâtiments.
Chaque soir, les Immeubles Sbai, du nom de la société immobilière qui les a construits, sont un gouffre obscur où il ne manque que les zombies pour y filmer un bon film d’horreur. Tous les éléments sont en effet présents. Chiens errants, voleurs et délinquants se partagent cet espace où ils règnent jusqu’au petit matin.
Les résidents du complexe, par l’intermédiaire des syndics qui les représentent, affirment être privés d’éclairage au sein de leur résidence en raison d’un litige administratif non résolu entre la société immobilière et les autorités compétentes. Ce problème persiste même après la remise des appartements à leurs propriétaires il y a plusieurs années.
Dans leur plainte, les résidents affirment que le manque d’éclairage au sein du complexe est à l’origine d’innombrables problèmes, tels que des agressions et des vols, l’entrée d’étrangers dans le complexe pour consommer de la drogue, la prolifération de chiens errants et la difficulté de se déplacer dans l’obscurité, entre autres. La Direction de l’Équipement, à Tanger, avait également transmis une plainte similaire à la municipalité de Tanger mi-avril concernant l’absence du réseau d’éclairage dans cette zone complexe. La plainte a été transmise pour enquête et suite appropriée. Depuis, il n’y a eu aucune enquête et aucune solution pour mettre fin à cette situation.
Des centaines de familles qui avaient investi des budgets entre 500000 et 700000 DH pour acquérir un appartement dans ce complexe, vivent depuis des années dans le noir et supportent des dangers qui ont transformé leur vie en un cauchemar.
N’est-il pas plus logique et humain que les autorités responsables agissent rapidement pour installer des poteaux de l’éclairage public dans ce grand complexe et résoudre les conflits administratifs par la suite? Ou trouvent-elles normal de laisser ces pauvres familles et leurs enfants affronter les potentiels dangers de vivre dans le noir total jusqu’à ce que les conflits administratifs soient résolus?


























