Programmer des projets de réaménagement dans différents espaces de la ville est une très bonne action.
Mais faut-il s’arrêter à ce stade? Malheureusement, les services responsables, ceux de la commune notamment, oublient de se rendre sur ces lieux réaménagés pour contrôler si tous les détails ont été respectés par les entreprises chargées des travaux.

Exemples:
Sans reparler du cas de Sour Maagazine dans l’attente de voir comment sera le second plan de réaménagement de cette emblématique place, au jardin de la Mendoubia, qui a été magnifiquement restauré, les responsables ont oublié de replacer les petites poubelles qui étaient pourtant installées en bon nombre avant les travaux. Dans le même jardin, même les balançoires de l’espace jeux des enfants ont disparu et par défaut, les petits ont transformé les poteaux des balançoires en poteaux de buts pour jouer au foot et s’entraîner à tirer des penalty symbolisant les fautes directes des responsables de ce chantier.
Sur le boulevard Pasteur et les rues adjacentes, celles du Mexique, Ain Ktiouet, Fès, Velasquez et Amr Ibnou al Ass, notamment, les travaux sont menés à la vitesse des tortues. Cela fait en effet presque deux mois que les ouvriers cassent les trottoirs ici et là, les camions et autres véhicules coupent les chaussées et dérangent la circulation sans jamais donner l’impression que cela va se terminer demain.
A voir le nombre des engins et des ouvriers sur les chantiers, on a presque envie de jurer que le projet sera fini le soir même. Mais le lendemain, on découvre qu’ils sont en train de tout casser, encore une fois, pour tout recommencer. « Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord d’accord ». La chanson de Francis Cabrel rappelle bien les peines des Tangérois durant cet été d’enfer. « C’est toujours le même film qui passe… »
A cause de cette lenteur et du manque du savoir-faire d’une pauvre main d’œuvre incapable d’avancer et ne possédant même pas les équipements et le matériel nécessaire pour se protéger de la chaleur atroce et des tonnes de poussières qu’elle respire, c’est toute la ville qui souffre.

L’été 2025 est indéniablement le plus polluant à Tanger

En effet, voici ce que nous risquons. La pollution atmosphérique est l’un des principaux responsables de la pollution liée à la construction. Elle est principalement causée par les moteurs diesel qui alimentent les véhicules et les engins lourds, comme les concasseurs, les bulldozers, les tombereaux, les excavatrices et les excavatrices. Ces moteurs diesel rejettent dans l’air des polluants tels que le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone, les oxydes d’azote et les hydrocarbures.
D’autres machines, comme les engins de défrichage et de démolition, peuvent également contribuer à la pollution atmosphérique en générant des niveaux élevés de poussières fines issues de poussière de construction provenant du ciment, du béton, de la silice et du bois contiennent des sulfates et des silicates. Bien que leur diamètre soit inférieur à 10 micromètres, ces particules contribuent significativement à la pollution atmosphérique dans les zones de construction.
Passer un côté d’un chantier ou y vivre est insupportable. Les gens n’arrivent plus à supporter le bruit des dents des engins de forage, d’excavation et autres engins lourds. A Tanger, cette pollution sonore dure depuis plusieurs semaines sans interruption.
Tous ces bruits peuvent entraîner une perte auditive, du stress, de l’hypertension artérielle, des troubles du sommeil et d’autres problèmes. La pollution sonore peut même effrayer la faune locale, entraînant des impacts environnementaux sur l’habitat.
Et puis, bien sûr, il y a la pollution liée aux grands embouteillages provoqués par ces chantiers dans le centre-ville. Une pollution principalement causée par les émissions des véhicules, qui représente un danger pour la santé et l’environnement. Elle peut entraîner des problèmes respiratoires, cardiovasculaires et aggraver les maladies existantes. De plus, elle contribue au changement climatique.

Abdeslam Reddam