Fin 2021, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avait annoncé qu’elle disposait d’un effectif total de 78.146 fonctionnaires dont 5.895 femmes. Les policiers marocains disposent aussi de moyens techniques, technologiques et mobiles très modernes pour réagir efficacement contre toutes sortes de crimes et les bilans communiqués annuellement sont une preuve que les hommes de Hammouchi ne chôment pas.
Cependant, sur le terrain, notamment dans les grandes villes comme Tanger, l’action de la police locale semble devenir “insuffisante”. La courbe des crimes, spécialement des vols avec agressions ou sous menace, aurait visiblement augmentée. Au point que les gens ont véritablement peur de se retrouver seuls dans certains coins de la ville et durant certains moments. Le soir surtout.
“J’ai été agressé en plein centre ville, on m’a volé mon téléphone portable sur la corniche”.
C’est le message d’un Tangérois agressé lundi dernier en plein centre de Tanger.
En parallèle, une vidéo montre comment le gérant d’un mini-market a été attaqué par deux voleurs qui l’ont menacé avec des couteaux en lui volant tout l’argent qu’il avait dans sa caisse, en plus de plusieurs paquets de cigarettes.

Le retour des agressions prend des dimensions assez alarmantes. Cela fait en effet assez  longtemps qu’on n’a pas observé une multiplication de ces attaques et ces agressions d’une manière si grave.
A Tanger, les populations ont l’impression que ces agresseurs ne craignent plus la police. Le nombre des délinquants et des voleurs, opérant à pieds ou en utilisant des motos, est tellement grand que ces derniers donnent l’impression d’agir librement sans même craindre l’intervention des agents de la Sûreté nationale. Ni d’ailleurs d’aller en prison, puisque pour certains, la prison c’est leur maison d’où ils ressortent à peine. Ils n’auront aucun problème à y retourner et en attendant ils agressent volontairement les pauvres gens dans les rues d’une ville qui a tellement grandi au point que  peut-être le nombre  de la police anti gangs n’y est plus suffisant. Car dire que les agents de la Sûreté nationale négligent la protection des citoyens serait également une abération. Sûrement il est temps de changer juste la manière d’agir et les stratégies des interventions.
Faut-il rappeler que le 15 novembre 2021, ily a exactement deux ans, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait inauguré une nouvelle école de police à Tanger. L’inauguration de cet établissement constitue «le couronnement d’un processus ambitieux visant la création de pôles régionaux de formation policière et la promotion de la qualité et l’efficacité de cette formation, afin de garantir la préparation d’une nouvelle génération de policiers capables de relever les défis que pose la question de sécurité, dans leurs nouvelles dimensions”, avait alors signalé un communiqué de la DGSN, émis à l’issue de la cérémonie inaugurale.
L’école de police de Tanger se compose d’installations intégrées, avec des espaces d’hébergement, des amphithéâtres ainsi que d’autres polyvalentes, permettant d’accueillir jusqu’à 150 stagiaires.