La France ne compte pas ouvrir un consulat à Dakhla. C’est l’une des plus importante information soulignée dans l’interview accordée en exclusivité par Hélène Le Gal, Ambassadrice de France au Maroc, à Melinda Mrini, directrice de la rédaction à ARABNEWS. L’ambassadrice a parlé de plusieurs autres thèmes importants tels que l’ mmigration clandestine, le Sahara marocain, l’Afrique, la coopération franco-marocain, ou encore la fuite des cerveaux. Le flaire d’une grande journaliste ne trompe jamais. Le premier sujet de discussion proposé par Melinda Mrini était celui de l’immigration clandestine et le rôle du Maroc. L’interview a été faite à la veille des événements de Ceuta. “L’UE doit faire plus pour accompagner les pays qui sont en première ligne (pays méditerranéens) en particulier le Maroc”, a indiqué Mme Le Gal Le Maroc est un pays fiable, qui prend la lutte contre la migration clandestine “très au sérieux” et qui “apporte des solutions qui lui coûtent cher”, a affirmé l’ambassadeure de France à Rabat. Sécuriser une frontière maritime comme celle du Maroc, en plus des frontières terrestres, c’est quelque chose d’énorme à l’échelle du pays, a-t-elle ajouté, en invitant toute l’Union européenne à se mobiliser aux côtés du Maroc dans ses efforts de lutte contre la migration clandestine, un phénomène qui “nous interpelle tous”. Sur la question du Sahara marocain, la diplomate française a réitéré la position de son pays, qui appuie une solution politique sous l’égide des Nations-Unies et sur la base du plan d’autonomie.

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SAHARA MAROCAIN

L’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, estime que les ” consulats sont extrêmement liés à la question du nombre de Français, et assez peu de Français vivent au Sahara. Il y en a certes quelques centaines qui travaillent dans le secteur du tourisme, mais cela ne justifie pas la création d’un consulat” à Dakhla. LA SOLUTION « Pour nous, cette solution tourne autour du plan d’autonomie, qui a été présenté il y a plus de dix ans par le Maroc », a dit Le Gal, qui a souligné la nécessité pour le secrétaire général de l’ONU de nommer un envoyé personnel afin de trouver une solution à ce conflit « qui n’a que trop duré ». La diplomate française a, dans ce cadre, émis le souhait de voir la décision américaine reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara ouvrir la porte à des avancées dans ce dossier, afin de trouver une solution pacifique et acceptable par tous, qui permette le développement des provinces du sud….