Cet extrait de l’interview accordée par le maire de Tanger, M. Mounir Lymmouri, répond à certaines questions posées par les habitants de cette ville. Que fait le maire exactement et qu’est-ce qu’il a réalisé jusqu’à maintenant?
Récemment, des informations ont circulé selon lesquelles le président du conseil communal de Tanger se trouve davantage à l’extérieur du Maroc qu’à Tanger, ce qui affecte le flux de travail au sein de la communauté.
Peut-être que ceux qui le pensent ont besoin d’en savoir plus sur les rôles que je joue, que ce soit en ma qualité de président du Conseil Communal de Tanger, et aussi en tant que président de l’Association Marocaine des presidents des Communes, rôles qui placent le développement de la ville et le Royaume au centre de tous les intérêts. Au fond tous mes déplacements sont liés à l’accomplissement de tâches spécifiques et non à des raisons personnelles.
Néanmoins, je suis très présent au siège de la commune la plupart du temps, et pour une période plus longue que les heures normales de travail administratif, et en référence à la série d’activités hébergées par la commune qui sont publiées dans le cadre du droit d’accès à l’information. L’agenda quotidien du Maire de Tanger est très intense et il ne passe pas un jour sans tenir des réunions, des réceptions ou participer à des séminaires et rencontres, en plus du travail administratif quotidien qui me pousse parfois à rester dans mon bureau jusque tard dans la nuit.
Je précise également que tous mes déplacements, à l’intérieur ou à l’extérieur du Maroc se font à mes frais personnels, car j’ai décidé d’écarter l’argent public de tous mes déplacements en ma qualité de maire de la ville de Tanger. Aussi, je n’utilise la voiture du service que pour assister aux activités officielles, et j’utilise ma propre voiture pour mes déplacements personnels.
Un média a récemment évoqué le déboursement par la Commune de 70 millions de dirhams, livrés par la Banque mondiale, dans des projets qui n’ont pas eu d’impact réel, qu’en est-il réellement ?
La Commune a déjà interagi dans cette affaire avec un communiqué relatant la vérité et dans lequel il a été précisé que tout ce qui a été rapporté n’est que de fausses allégations.
L’affaire est liée au fait que la commune de Tanger a reçu un total de 130 millions de dirhams, dans le cadre du programme d’amélioration de la performance des élus qui s’étend sur une période de 5 ans de 2019 à 2023.
Ce projet est réalisé en partenariat entre la Direction Générale des Collectivités Territoriales, le Ministère de l’Economie et des Finances, la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement.
Au cours du mandat en cours, nous avons reçu un montant de 71,56 millions de dirhams du montant susmentionné, dont 56% ont été affectés à l’exécution des contributions de Tanger à la convention de réhabilitation des quartiers sous-équipés, tandis que le reste a été affecté à l’exécution de la deuxième tranche de l’accord du programme de réutilisation des eaux usées, dans l’arrosage des espaces verts et la préparation du paysage du lac « Rahrah », en plus d’autres projets.
Par ailleurs, parler du choc des experts de la Banque mondiale du fait de l’absence de toute trace des projets financés par le ministère de l’Intérieur est un faux discours, et dénote une incompréhension du contenu du programme
Par contre, parler de l’envoi d’une commission d’enquête de l’Inspection générale de l’administration territoriale à la commune de Tanger n’a rien à voir avec la réalité, car les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur qui se sont rendus dans la commune et que j’ai rencontrés personnellement, avaient pour mission d’évaluer l’étape précédente et non pas pour mener une enquête. Je peux dire avec confiance que nous avons des indicateurs très positifs qui permettront à la commune de Tanger d’atteindre une dotation plus importante au cours de la période à venir.
Quels sont les projets les plus importants sur lesquels vous avez travaillé pendant cette période de votre mandat ?
Les projets sur lesquels le conseil a travaillé sont nombreux, tant au niveau social, économique, culturel qu’en matière d’infrastructures, dans le but d’améliorer la vie des citoyens au sein de la ville. Je citerai par exemple le projet de réhabilitation des quartiers sous-équipés pour les intégrer dans le tissu urbain organisé, qui s’étend tout au long des années 2023 et 2024. La Commune de Tanger y contribue à hauteur de 50 millions de dirhams.
Je peux également mentionner le projet du parc naturel de la forêt de Mediouna, qui comprend un zoo, et le projet de réhabilitation du lac Rahrah dont les travaux débuteront dans les prochains jours. La Commune y a contribué avec un montant de 9,4 millions dirhams, et il y a aussi le projet du téléphérique qui a une dimension touristique et économique très importante.
Nous vivons actuellement la pré-saison estivale, qu’a préparé la Commune pour cette étape ?
Au cours des dernières semaines, la commune de Tanger a participé à de nombreuses réunions avec ses partenaires impliqués dans le processus d’organisation de la saison estivale. Dans ce sens, nous avons lancé des opération de nettoyage de la plage, en plus des travaux sur certains axes routiers et la réorganisation de la circulation et trafic dans de nombreuses rues et avenues…
La commune s’attend à ce que la saison en cours soit exceptionnelle en termes du nombre des visiteurs marocains et étrangers, surtout après le rayonnement mondial dont a bénéficié la ville lors de l’accueil de la Coupe du monde des clubs et la revitalisation artistique en de nombreux points de la ville, qui sera révélée plus tard.
(L’intégralité de cette interview est à lire dans la version arabe de La Dépêche)

























