Cela fait plusieurs mois qu’on avait publié un article demandant que les chaises des deux balançoires de ce petit parc de jeux, au jardin de la Mendoubia, soient réinstallées.
Ces balançoires avaient été mises hors service lors des travaux de réaménagement du jardin. C’était normal et compréhensible dans la mesure qu’il était impossible que les enfants aient accès au parc et que leur sécurité soit mise en danger.
Cependant, plus de deux mois après la fin des travaux et le retour de la vie normale dans tout le jardin, la personne qui a enlevé les deux chaises des balançoires ne les a toujours pas réinstallés. Pourquoi ? Personne ne veux répondre. En effet, aucune autorité, ni communale, ni de n’importe quel autre département, n’a réagi pour permettre aux enfants de jouer dans des conditions humaines.
Ces derniers, à force d’attendre, ont fini par trouver des solutions périlleuses comportant plusieurs risques et rappelant les espaces de jeux des années 60 et 70.
En parallèle, quelques guides touristiques trouvent dans ce jardin, juste à côté du petit parc de jeux, l’espace agréable pour raconter aux groupes des touristes étrangers visitant la médina l’histoire de cette zone, de la Mendoubia et des arbres centenaires du grand jardin. Sauf que ces derniers trouvent « bizarre » et tiers-mondiste que dans une ville comme Tanger qui va accueillir la coupe du monde, il existe des parcs de jeux si mal équipés. Et bien sûr ils en prennent quelques photos souvenirs.
Les Marocains attendent l’éducation, la santé, le travail, la justice sociale. Malheureusement, les réponses à leurs doléances arrivent tout le temps en retard, ou n’arrivent jamais même pour de simples chaises d’une balançoire.
A.R.


























