Après une année tranquille de confinement, l’arnaque refait surface

Depuis le début du Ramadan, une grande campagne dénigrant les gardiens des voitures est lancée sur les réseaux sociaux à Tanger. Un phénomène grandissant et qui prend des dimensions très préoccupantes.
En effet, ce secteur informel passe à côté de toutes les normes de sécurité, au point que dans certains quartiers et avenues, ces gardiens des zones de stationnement et parking informels, deviennent un danger menaçant les automobilistes.
Ces derniers, des hommes et des femmes, dénoncent ce laisser-aller de la part de la police qui ferme l’œil et laisse se développer ce phénomène très grave.
On le sait tous, pour des raisons sociales, les autorités refusent de réagir et interdite ce genre d’activités qui se multiplient en ville.
Au début, les citoyens acceptaient d’aider ces gardiens en leur offrant un ou deux dirhams, cependant plus on aide ces derniers, plus ils demandent plus, jusqu’à devenir agaçants, insupportables et parfois même dangereux.
L’année dernière, La Dépêche avait publié, à deux reprises, une étude montrant clairement à quel point les citoyens sont des victimes de ces gardiens. En effet, ces derniers gagnent en moyenne jusqu’à 7000 DH/mois et durant les vacances, notamment d’été, ils atteignent des sommes beaucoup plus importantes.

A Tanger, un gardien de voitures et un mendiant gagnent leur vie mieux qu’un cadre

Le pire, pour augmenter leurs salaires, dont ils ne paient aucune taxe, ces gardiens sont devenus de plus en plus agressifs ne respectant plus les citoyens. Ils rouspètent, insultent et sont même capables de menacer les gens. Ils n’aiment plus recevoir un ou deux dirhams et, sur certaines zones, ils réclament plus de 5 dirhams.
Devant cette situation qui devient très alarmante, les autorités locales et les agents de la sûreté nationale sont appelés à jouer leurs rôles respectifs. Les premiers en réorganisant d’une meilleure façon ce secteur, offrant aux citoyens des services mieux développés et sécurisés; et les seconds en mettant plus le nez dans ce monde effrayant des gardiens informels des voitures.
A. REDDAM

Témoignage d’un touriste français:

Les Marocains ont inventé un nouveau métier qui va bientôt  faire son entrée à la faculté pour être enseigné et sanctionné par  un diplôme, tenez vous  bien: il s’agit du diplôme GILET.
Vous l’avez  bien compris ce sont le gardiens de voitures qui ont envahi toutes les artères, rues, coins de rues, morceaux de trottoirs, banques, cliniques, pâtisseries, tout commerce, tout ce qui bouge, même les lieux où personne ne se garent car cela deviendra un jour un lieu exploitable.
Bref le paysage marocain est infesté de gardiens de tout genre munis d’une petite sacoche en guise de caisse et un sifflet qu’on confond avec celui d’un policier. Le harcèlement est à son comble dans un pays qui prétend être touristique.
De passage au Maroc de temps en temps ,un pays que j’adorais ,on assiste à une rackette et à une mafia sans pitié, les pauvres marocains sont pillés et j’ai vu même des gardiens insultés les gens, des femmes agressées ‘verbalement’ et même physiquement dans des endroits très sollicités.
Il y a des endroits où on peut vous réclamer 10, 20, ou même 50 Dh, c’est l’absurdité innée.
Vous pouvez payer jusqu’à 5000 Dh /an de frais de parking sans se rendre compte c’est l’équivalent de votre prime annuelle d’assurance, cumulés ce sont des milliards de Dh soutirés insidieusement aux Marocains… un vrai impôt versé injustement à cette mafia.
Ce qui est désolant c’est la position des  autorités qui laissent faire et qui sont inconscients des conséquences sur la réputation du pays.
Un conseil, votre gouvernement et l’Etat doivent  agir et stopper ce fléau qui nuit à votre  beau pays.
En Europe les parkings privés, les parkings publics payants à l’heure ont crée de l’emploi et instauré une paix sociale. Favorisee cette réussite.