« Je ne me présente pas pour « essayer » ou pour « exister », mais avec une feuille de route claire »
« Le Maroc de 2026 a besoin de députés compétents, pas seulement de candidats »
Notaire bien connu et respecté à Tanger et sur le plan national, M. Dahman El Mozariahi décide de se présenter aux législatives de 2026.
Après une première expérience électorale en 2011, il explique pourquoi il a pris cette grande décision et les motivations qui l’encouragent à le faire sans aucune hésitation. Entretien.
Après une première expérience en 2011, vous êtes de nouveau sur les rangs pour les élections législatives de 2026. Quelles sont vos motivations profondes?
Je reviens parce que l’envie de servir ma ville et ma région n’a jamais cessé, et que le contexte national de 2026 exige des candidats préparés et sincères.
Un engagement politique ne se mesure pas à une seule participation. Depuis 2011, je suis resté un citoyen actif, observateur et impliqué dans la vie de Tanger-Assilah. Cette flamme est toujours là. Nous arrivons à un moment charnière pour le Maroc. Les défis sont trop grands pour rester spectateur. Il ne s’agit pas d’une ambition personnelle, mais d’une responsabilité citoyenne. Je veux apporter ma pierre à l’édifice de ce « virage » dont tout le monde parle, avec sérieux et détermination.
Ma motivation est simple: je crois en Tanger, en son potentiel, et je veux contribuer à ce que ce potentiel profite à tous les habitants, pas seulement à quelques-uns. C’est une décision mûrement réfléchie, loin de toute improvisation.
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre participation de 2011 ? Qu’en avez-vous retenu?
2011 a été une expérience fondatrice, une plongée dans le réel qui a façonné ma vision de la politique. J’ai appris que la politique, ce n’est pas des discours en campagne, mais des dossiers complexes et des réalités humaines douloureuses. On se heurte à la lourdeur administrative, à la multiplicité des acteurs. Cela m’a appris l’humilité. J’ai gardé des contacts, des histoires. J’ai vu la différence entre une promesse électorale et une attente réelle. J’ai compris que le plus important, c’est le lien de confiance qui se tisse avec les citoyens. Et ce lien, il se nourrit de présence et d’écoute, pas seulement de tracts. Cette première expérience a été un test. J’en suis sorti avec plus de questions que de réponses, mais avec une certitude: si je devais me représenter, ce serait avec une méthode différente, plus ancrée, plus patiente et plus professionnelle.
Vous vous présentez donc avec un bagage. Mais sur quelle base idéologique ? On vous sait proche de certaines valeurs… Pouvez-vous nous éclairer ?
Je me reconnais dans une famille de pensée qui place l’humain, la justice sociale et le progrès collectif au cœur de son action. C’est le socle de mon engagement.
Je suis un homme attaché aux valeurs de solidarité, d’équité et de service public. Je crois que le développement ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles. C’est cette boussole qui guide mes choix.
Bien sûr, pour être efficace et ne pas rester un élu isolé, il faut un cadre, une équipe, un projet collectif. Les discussions sont en cours avec des formations politiques qui partagent cette vision sociale et progressiste. L’important pour moi est de trouver le cadre qui me permettra d’être le plus utile possible à Tanger-Assilah, avec des gens compétents et sincères. Le nom viendra en temps voulu. L’essentiel aujourd’hui est de dire aux Tangérois: je porte un projet de justice et de progrès pour notre ville, et je le porterai avec ceux qui partagent cette ambition.
On parle de 2026 comme d’un virage national. Dans ce nouveau contexte, quel doit être, selon vous, le rôle du député ?
Le temps des députés notables est révolu. Place aux députés acteurs du développement et contrôleurs citoyens. Le député de 2026 doit être un législateur compétent. Il doit comprendre les enjeux des lois qu’il vote, en mesurer l’impact sur le terrain. Fini le vote automatique. Il doit être le chien de garde de l’action du gouvernement et de l’administration pour sa circonscription. Son rôle est de poser les questions qui dérangent, de dénoncer les lenteurs, de s’assurer que les budgets alloués à Tanger-Assilah servent vraiment aux projets annoncés. Il ne peut pas tout faire seul. Il doit être capable de créer une dynamique locale, de rassembler les énergies des élus communaux, de la société civile, des entrepreneurs autour d’une vision commune pour le territoire. En 2026, on attend un député professionnel, intègre et transparent. Un trait d’union efficace entre le citoyen et l’État.
Concrètement pour Tanger-Assilah, comment votre action pourrait-elle accélérer le développement et améliorer le quotidien?
Mon action se concentrera sur deux axes: débloquer les grands projets structurants et améliorer les services de proximité. Je serai le porte-voix de nos besoins en infrastructures. Cela veut dire plaider à Rabat pour le désenclavement des zones périphériques, pour des solutions de mobilité durable, pour le soutien aux zones d’activité qui créent de l’emploi pour nos jeunes. Je serai le défenseur de nos services publics de base. Je me battrai pour que chaque quartier de Tanger et d’Assilah ait accès à une santé de proximité, à des écoles dignes, à un espace public propre et sécurisé. Il ne s’agit pas de promettre la lune, mais de prioriser.
Dernière question: L’idée générale chez beaucoup de Tangérois est que « le député ne sert à rien et disparaît après les élections ». Comment comptez-vous inverser cette perception ?
Je veux casser ce cycle infernal de la méfiance par une méthode que je veux révolutionnaire: la transparence totale et la présence permanente. Je m’engage à être un député de terrain. Cela signifie une permanence parlementaire ouverte et active tout au long du mandat, pas seulement en année électorale. Je serai là pour écouter, orienter, et défendre les dossiers des citoyens. Je m’engage à rendre des comptes. Pas de mystère. Je publierai régulièrement un rapport clair et simple de mon activité : les dossiers suivis, les projets obtenus, les difficultés rencontrées. Et je tiendrai une assemblée générale annuelle ouverte à tous pour discuter de mon bilan. Je ne ferai pas de promesses irréalistes. Je dirai ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, et pourquoi. Le respect, c’est aussi d’être honnête avec les électeurs. Je ne veux pas être ce député qu’on oublie. Je veux qu’à la fin de mon mandat, on puisse dire de moi : Il n’a pas fait de miracles, mais il était là, il s’est battu et il nous a tenus informés. C’est comme ça que je veux reconstruire la confiance.
Bio: Dahman El Mozariahi est une figure connue de la vie professionnelle et associative de Tanger. Notaire dans la ville depuis plus de trente ans, il a consacré sa carrière à la défense de la sécurité juridique, à l’accompagnement des familles et au développement de l’investissement.
Marié et père de quatre enfants, il est profondément attaché aux valeurs de responsabilité, de transmission et de service de la collectivité.
Parallèlement à son activité professionnelle, il poursuit un travail académique en tant que doctorant chercheur en droit à l’Université Paris Descartes, convaincu que la connaissance et la réflexion juridique doivent contribuer au développement des territoires.
Très engagé dans la vie économique et associative de la région, il préside aujourd’hui le Conseil de Surveillance de la Banque Populaire de la région Tanger-Tétouan, institution clé du financement de l’économie locale.
Il dirige également le Centre Ibn Battouta pour les Études et Recherches Juridiques, espace de réflexion consacré aux grandes questions du droit et du développement.
Son engagement pour Tanger s’est aussi manifesté dans le domaine associatif et sportif : il a notamment été président de l’Aéroclub Royal de Tanger pendant neuf ans, ainsi que vice-président du Royal Yacht Club de Tanger et vice-président de l’Ittihad de Tanger – Football .
Fort de cette expérience professionnelle, académique et citoyenne, Dahman El Mozariahi envisage aujourd’hui de mettre son expertise et sa connaissance des réalités locales au service de l’intérêt général et contribuer ainsi activement au développement de Tanger et de sa région.
























