Chaque année, à la veille de l’organisation d’une nouvelle édition du FITUT, les organisateurs publient des annonces sur les réseaux sociaux, Facebook notamment, pour encourager des bénévoles à les aider.

Cette année, une annonce publiée sur la page fb du festival, qui célèbre sa 15 édition, a attiré l’attention des journalistes professionnels et autres observateurs. Ces derniers jugent que le style de cette annonce est à la fois bizarre et humiliant pour les médias qui ont toujours soutenu et « aidé » bénévolement ce festival.
En effet, les articles, les interviews et les reportages diffusés concernant cet événement sont publiés gratuitement. Ils ne sont pas des publireportages payants et la presse, notamment locale, a toujours formulé son soutien à ce festival en lui accordant des gratuités, même s’il est assez bien soutenu finacièrement par plusieurs partenaires et sponsors.
Lisez ce message fb et vous allez tout comprendre:
« Dans le cadre de la 15ème Edition du FITUT, les organisateurs sont à la recherche de volontaires passionnés par le théâtre et l’évènementiel !
Nous recherchons, talent et bonne humeur mais surtout un esprit de famille et d’engagement. Avoir l’opportunité de travailler au sein d’un tel festival
est sans doute une expérience sans égal par la diversité des cultures mais aussi grâce aux différentes cellules de travail proposées… »
Et dajouter: « Cellule Presse : Comme chaque année le FITUT reçoit des journalistes de différents horizons qui nous permettent d’avoir une couverture médiatique assez élargie. C’est pour cela que notre besoin envers la gestion de ses derniers est très important principalement durant la conférence de presse et les cérémonies d’ouverture et de clôture.
Compétences requises : énormément de patience, gestion de la foule, bon sens de la communication. »
La première erreur dans ce message est d’utiliser le terme ces « derniers », car bien que ce soit correct, par respect les organisateurs du FITUT auraient pu dire les professionnels des médias, juste par respect à la profession et à leur rôle déterminant dans la couverture de l’événement.
Mais le pire est de demander des volontaires qui ont « énormément de patience » et savent « gérer la foule »…, comme s’ils allaient avoir affaire avec des indisciplinés et des groupes qui sèment l’anarchie et le désordre là où ils sont invités.
Même s’il est vrai que la famille de la presse locale est mal à l’aise à cause du comportement d’une partie de ses membres, mal formés et pas du tout conscients de l’importance de la déontologie dans ce métier, même s’il existe de plus en plus de jeunes qui portent un micro, une caméra ou un téléphone portable et croient qu’ils sont devenus de grands reporters alors qu’ils n’ont aucune notion de ce que veut dire le métier de journaliste professionnel, utiliser ces Termes par le comité organisateur d’un festival universitaire reste une grande insulte que les journalistes refusent.