Trois victimes en moins de deux semaines. C’est le bilan dramatique des noyades enregistrées durant ce début du mois de mai dans les plages d’Achakkar.
Trois victimes qu’on pouvait sauver si ces plages étaient dotées des équipements permettant des interventions rapides et efficaces.
A Tanger, malheureusement, on compte toujours sur des moyens très limités pour sauver la vie d’une personne attrapée par les courants forts qui traversent les plages de l’Océan Atlantique.
Sur ces plages, non seulement la communication est presque absente, mais aussi les équipements modernes.
Résultat, sur deux week-ends, deux jeunes filles ont perdu la vie, emportées par les courants, suivies d’un jeune homme également victime du même sort.
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, la sœur de la seconde jeune noyée à Achakkar raconte comment même le maître nageur, qui a essayé en vain de la sauver, allait lui-même être pris dans le piège mortel des courants impitoyables. En voyant que la jeune fille s’éloignait de lui à cause de la force du courant, et qu’il était impossible de la rattraper, il a eu beaucoup de difficulté à quitter cette dangereuse zone de la plage.
Pourquoi arrive-t-on souvent à ce stade si dangereux sans pouvoir sauver les baigneurs?
Tout simplement parceque les autorités n’ont jamais pensé à investir dans ce domaine.
Car, en effet, si les équipes des maîtres nageurs avaient par exemple à leur disposition des jets ski, des zodiacale ou autres bateaux pneumatiques, les plages d’Achakkar n’auraient fait aucune victime.
La faute n’est pas des maîtres nageurs qui font l’impossible pour sauver des vies en risquant souvent la leur. La faute incombe aux autorités responsables qui n’ont jamais pensé à cette solution et trouver le financement nécessaire pour doter les principales plages de Tanger des équipements modernes.
Un jet ski neuf au Maroc coûte entre 50.000 et 80.000 DH. Jusqu’à 150.000 pour les plus sophistiqués. Le prix d’un bateau pneumatique n’est pas plus cher.
Il reste incompréhensible que les institutions qui gouvernent une ville si importante du poids de Tanger ne trouvent pas les moyens de doter ces plages par un ou deux jet ski.
Tanger n’est pas une ville si pauvre!
A. R