LA DÉRIVE DU SOMMEIL DE LA RAISON
Inflation des produits alimentaires
Pouvez-vous, nous expliquer les raisons de la hausse des prix des fruits et légumes?
Mon explication sera MATHEMATIQUE, sera définie sous l’angle de maîtrise de coût.
Tout d’abord, il faut savoir qu’une entreprise n’est pas libre de fixer son prix. Elle est soumise aux contraintes du marché (prix de ses concurrents) et de son coût de production.
Elle doit donc dans un premier temps étudier les prix de vente de son marché.
Une fois son prix de marché recensés, l’entreprise va étudier sa fonction de coût et notamment l’ensemble de ses coûts pour déterminer à partir de quelle quantité vendue elle sera en mesure de réaliser un profit.
L’entreprise doit choisir la quantité optimale à produire. Elle va donc raisonner en coût marginal, c’est-à-dire en augmentation de coût total lorsqu’une unité supplémentaire est produite.
Exemple production de tomate

L’entreprise commence à faire du Profit à partir du moment où le prix de vente unitaire dépasse le coût moyen unitaire. Elle maximise son profit lorsque son coût marginal moyen minimum est inférieur à son coût unitaire moyen le plus bas (Optimum Technique: 300 Tonnes) ou lorsque le prix de vente unitaire est égal à son coût marginal moyen (Optimum Économique: 600 Tonnes).
Selon la théorie microéconomique, le coût marginal joue un rôle central dans la prise de décision de l’entreprise. Pour déterminer son niveau de production, l’entreprise compare le coût marginal de production d’une unité supplémentaire et la recette supplémentaire retirée de la vente de cette unité sur le marché. Lorsque la recette retirée de la vente de l’unité supplémentaire est supérieure à son coût marginal de production, il est rationnel pour l’entreprise de produire cette unité. A l’inverse, lorsque la recette marginale est inférieure au coût marginal, il n’est plus rentable d’augmenter la production (Exemple 700 Tonnes). L’entreprise choisit donc son niveau de quantité d’équilibre de façon à égaliser recette marginale et coût marginal.
Mais dans cette explication académique, il y a une difficulté, un ennui et un danger.
Identifier ce danger, cette difficulté et étayer votre idée, votre raisonnement et approche ?
La majorité, pour ne pas dire l’ensemble, des hommes d’affaires, d’entrepreneurs et des dirigeants d’entreprises raisonne en Optimum économique (voir graphique), c’est à dire produire le maximum de l’outil de production. Dans notre tableau, c’est les 600 Tonnes.
Malheureusement, l’Optimum économique offre:
– Un Taux de marge et un Taux de marque de négociation de prix limitée (Taux de marge et Taux de marque). Prix de vente (5.000 Dhs/ Tonne et Coût Unitaire moyen (3.725 Dhs/Tonne) et la production des 100 dernières Tonnes est égale au prix de vente (voir Coût Marginal Moyen).
– Une mauvaise gestion de risque (baisse du prix de vente). Dans notre exemple, le prix de vente < 3.725( Dhs/Tonne.

Taux de marge : définition
Le taux de marge est défini comme la part en pourcentage de la marge brute dans le coût d’achat.
Le taux de marge est très utile voire indispensable pour établir le montant des achats de marchandises et de prévoir le chiffre d’affaires sur plusieurs années.
Pour ajuster ses prix de vente, il peut être intéressant de comparer cet indicateur avec celui de ses concurrents. Cela peut donner lieu à des décisions stratégiques. Par exemple, un taux de marge supérieur à celui de la concurrence pourra permettre de prendre la décision de baisser ses prix afin d’essayer d’augmenter ses parts de marché, en fonction de sa stratégie de pricing.
Interprétation du taux de marge
Il est préférable que le taux de marge soit le plus haut possible. Cela signifie que votre prix d’acquisition est faible et que le prix de vente est élevé. Vous aurez donc plus de marge bénéficiaire pour payer les frais annexes. En somme, vous serez plus rentable.
Taux de marque : définition
Le taux de marque indique la part de la marge commerciale dans le chiffre d’affaires. Vous pourrez ainsi déduire la rentabilité du produit que vous vendez. Cet indicateur financier permet également de fixer un prix de vente en fonction de la marge que votre entreprise dégage.
Pour le développement d’une entreprise, cet indicateur doit être comparé entre les différentes sociétés déjà présentes sur le marché.
En effet, le taux de marge compare la marge brute au coût d’achat et représente le pourcentage de marge brute dans le coût d’achat alors que le taux de marque compare la marge brute au prix de vente, donc c’est le pourcentage de la marge dans le chiffre d’affaires.
Interprétation du taux de marque
Le taux de marque exprime la performance, la rentabilité d’une entreprise. Comme tous les indicateurs, il peut être revu à la hausse ou à la baisse en fonction de la stratégie adoptée.
Comme pour le taux de marge, cet indicateur est bon lorsqu’il est élevé. Plus la marge prend une place importante dans le prix de vente, plus le bénéfice sera élevé.
Pour augmenter le taux de marque, de la même manière que pour le taux de marge, il faut baisser le coût de revient du produit.
Quelle marge viser pour être rentable?
Tout d’abord, même si l’entreprise est spécialisée dans l’achat et la revente, il faut savoir que selon le statut (revendeur, distributeur ou grossiste) et selon le type de client (B2B ou B2C), on ne visera certainement pas les mêmes marges.
Selon les secteurs d’activité, là aussi le taux de marge diffère, exemple pour le Commerce de gros en produits alimentaires, en biens domestiques, boissons et tabac, le taux est compris entre [30%-33%].
Pour ne pas être très ou trop académique, nous allons éclaircir, justifier, démontrer et rendre intelligible ce jargon académique.
Reprenons notre exemple (Tableau).
Le bénéfice optimum, dans notre exemple, est une production de 300 Tonnes ou 600 Tonnes (voir tableau).

Un homme d’affaire, un entrepreneur ou un dirigeant d’entreprise réfléchi, sage, intelligent, raisonné, calculé et pondéré, choisira de produire seulement 300 Tonnes au lieu des 600 Tonnes (Pourquoi s’exciter à produire plus pour un même résultat).
La justification, la démonstration et la preuve est que :
1- Je dispose d’une marge de négociation élevée en terme de coût unitaire moyen (2.450 Dhs au lieu de 3.725 Dhs) par rapport au prix de vente (5.000 Dhs/Tonnes) donc je suis sûr de ventre l’ensemble de ma production périssable et par dessus tout atténuer, minimiser et affaiblir la hausse des prix.
2- Si je dispose d’une superficie supérieure à la production des 300 Tonnes, cela me permet soit de reposer le reste de ma superficie, soit de produire d’autres variétés au coût unitaire marginal optimum.
3- Pour la dernière démonstration et justification, un petit clin d’œil au Plan Maroc Vert …
Une production de 300 Tonnes au lieu de 600 Tonnes, permet d’améliorer, de perfectionner et de bonifier le processus de maîtrise des coûts (Optimisation, Efficacité et Efficience), cela surtout permet d’augmenter le nombre de producteurs au lieu de les contenir, les associer et de les canaliser entre les mains de certains grosses légumes et par dessus tout atténuer, minimiser et affaiblir les risques de contamination (exemple les 5 maladies de la tomates).
Comment expliquez-vous la passivité, l’atonie et la léthargie du Conseil de la Concurrence ?
L’arsenal législatif et réglementaire de cette institution de régulation n’a pas encore pris forme. Car La loi 40-21 modifiant la loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence et la loi 41-21 modifiant la loi 20-13 relative au Conseil de la concurrence ne rentreront en vigueur que lors de la publication de leurs décrets d’application. Le Conseils du gouvernement médite, examine et calcule le timing. En effet, ces textes apporteront les clarifications nécessaires par rapport notamment à la loi 41-21, en particulier celles relatives aux différentes procédures et modalités de calcul des seuils de concentration.
Pour aller plus loin que la recherche des décrets d’application, quelques outils MATHEMATIQUE de contrôle.
En situation de concurrence imparfaite, les firmes sont en mesure d’exercer une influence sur le niveau du prix de marché et de pratiquer un prix supérieur à leur coût marginal de production. L’écart entre prix de marché et coût marginal de l’entreprise, appelé taux de marge (ou mark-up), constitue ainsi un indicateur du pouvoir de marché des entreprises. Un taux de marge élevé s’interprète généralement comme le signe d’une concurrentielle intensément faible sur le marché et de la capacité des entreprises à imposer des prix élevés aux consommateurs. A l’inverse, un taux de marge faible reflète la capacité des mécanismes concurrentiels du marché à discipliner les entreprises et à les contraindre à pratiquer des prix proches de leur coût marginal, se traduisant par un prix bas pour les consommateurs.
Un prix supérieur au coût marginal peut résulter de pratiques anticoncurrentielles. Par contre, un prix inférieur au coût marginal peut quant à lui être le signe de pratiques d’éviction.
Malgré leur centralité dans la théorie microéconomique, les coûts marginaux sont difficiles à évaluer empiriquement et ne sont donc que peu utilisés dans la pratique des autorités de la concurrence. Pour apprécier le pouvoir de marché d’une entreprise et d’éventuels abus de position dominante associés, les autorités de la concurrence ne se limitent pas à l’examen du taux de marge ou au calcul de l’indice de Lerner (égal à la différence entre le prix à la production et le coût marginal, divisée par le prix à la production), mais utilisent un faisceau d’indices structurels et comportementaux. De la même façon, concernant les pratiques d’éviction, plusieurs tests de la relation prix-coût sont utilisés. Lorsque le coût marginal n’est pas disponible, le test Areeda-Turner lui substitue le coût variable moyen. Plus récemment, l’analyse des coûts évitables moyens propose de comparer les prix à la moyenne des coûts variables et des coûts fixes spécifiques.
























