Le sort du réaménagement, de l’achèvement et de l’entretien de la Route Nationale 16, reliant Ksar Sghir à Fnideq en passant par le port Tanger Med, demeure un problème structurel qui continue de susciter des interrogations tant sur le terrain qu’au sein des institutions. Ce retard est dû à la mise en service tardive de certains tronçons, malgré l’achèvement des procédures légales nécessaires il y a plusieurs années.
La Route Nationale 16 n’est pas une route ordinaire; c’est un axe stratégique reliant un hub logistique mondial, représenté par le port Tanger Med, à de nombreuses communes, centres urbains et destinations touristiques de la région de Fahs-Anjra et à la ville de Fnideq. Malgré les efforts du ministère de l’Équipement et de l’Eau pour moderniser le réseau routier national, le tronçon pour lequel des procédures d’expropriation ont été engagées il y a environ quatre ans continue de subir d’importants retards, impactant directement la circulation et la sécurité routière. Les données sur le terrain confirment la dégradation importante de ce tronçon de route, aggravée par chaque averse. Des flaques d’eau et de la boue s’y forment, entravant la circulation et nécessitant l’intervention fréquente des services de protection civile pour dégager la chaussée et faciliter le passage. Cette situation pénalise non seulement les usagers de la route, professionnels et riverains compris, mais soulève également de sérieuses inquiétudes quant à l’attractivité de la région et sa capacité à suivre le rythme du dynamisme économique lié au port méditerranéen.
L’absence d’une réponse officielle à ce jour concernant le retard du projet soulève des questions quant aux raisons de ce retard: contraintes techniques, financement, procédures d’expropriation ou priorisation au sein des programmes sectoriels?