Ça pue partout et ça ne peut plus durer!
Il suffit de faire un tour sur la corniche à n’importe quel moment de la journée. Ou de rester coincé 5 minutes au rond-point de Tétouan. L’odeur vous prend à la gorge. Nauséabonde, acide, insupportable.
Ce ne sont plus des odeurs. Ce sont des relents d’égouts et d’oueds transformés en décharges liquides qui traversent la ville.
Oued M’ghogha, Oued Lihoud, Souani… A chaque hausse de température, à chaque marée basse, Tanger respire ses propres déchets. Les touristes se bouchent le nez sur la corniche. Les cafés mettent des désodorisants. Les habitants de quartiers avoisinants vivent fenêtres fermées.
Et ce n’est que le début. Que se passera-t-il en novembre, avec les premières grosses pluies? Tout ce qui a fermenté tout l’été dans les canalisations bouchées va remonter. On connaît la chanson, inondations, eaux noires sur la chaussée, routes coupées et les services communaux en mode pompiers, une fois le dégât fait.
Cette gestion calamiteuse n’est plus acceptable pour une ville qui se veut capitale du Détroit et vitrine du Maroc.
Où est le plan de curage préventif? Où est l’entretien du réseau d’assainissement d’Amendis? Où est la commune qui doit contrôler et sanctionner?
Nettoyer les oueds n’est pas une faveur. Curer les égouts n’est pas un projet. C’est le minimum du service public.
Avant les pluies, il faut une opération coup de poing: curage complet des oueds M’ghogha et Souani, hydrocurage des collecteurs du centre et de la corniche, désodorisation et débouchage des regards sur le rond-point de Tétouan et les grands quartiers de la ville.
Tanger ne peut pas accueillir des investisseurs, des touristes de croisière et des MRE tout l’été, et leur offrir une odeur d’égout comme carte de visite. La ville ne mérite pas ça.