Dans un article daté du 3 septembre, La Dépêche avait signalé une infraction dans le secteur du bâtiment relative à la construction, à Amrah Chleuh, d’une maison sur un terrain très fragmenté de 600 mètres carrés, alors qu’il était durant très longtemps pratiquement déclaré “interdit” à la construction.
Dans cette zone les lots constructibles doivent au moins mesurer 2000 mètres carrés. Sinon, aucune autorisation de construction n’est délivrée.
A la Dépêche, on avait ainsi souligné qu’un voisin avait tout tenté pour acquérir ce petit terrain et l’annexer à sa propriété, mais le NIET de l’administration responsable était catégorique.
Cependant, et à la surprise générale de tout le voisinage à Amrah Chleuh, un matin de la mi-août, qui est apparemment le mois de toutes les irrégularités, les machines avaient bel et bien démarré les opérations de construction sur ce même lot à priori “intouchable”.
Les voisins n’avaient alors comme solution que d’informer les autorités responsables de cette irrégularité en adressant des missives aux administrations concernées dont la Wilaya, l’agence urbaine, la commune et l’arrondissement de Tanger-ville. Leur souhait était de voir réagir les responsables de manière à arrêter le chantier et ouvrir une enquête relative à cette affaire.
Plusieurs semaines plus tard, rien n’a été fait dans ce sens, les riverains n’ont même pas reçu une réponse confirmant les faits ou les infirmant.
Durant ce temps, le chantier a avancé d’une manière démontrant qu’il y a anguille sous roche.
La preuve, le maître d’ouvrage n’a même pas respecté les 4 mètres de servitude, distance obligatoire entre tous les bâtiments, ce qui prouve une nouvelle irrégularité que les autorités compétentes doivent rapidement arrêter. Une infraction qui ne peut être permise si la loi était respectée dans cette ville. L’administration territoriale responsable dépêchera-t-elle rapidement une commission pour bloquer ce chantier irrégulier ?
Affaire donc toujours à suivre…!