Par: Myriem Cherkaoui
Business English Professor: ISITT
Considérant le méga événement qui, depuis quelques semaines, tient en haleine la planète entière et qui, vous l’avez sans doute deviné, s’agit de la coupe du Monde de Qatar 2022, loin de moi serait l’idée d’attribuer à cet article un titre prétentieux ou laudatif, mais il est néanmoins celui qui illustre bien le contenu suivant.
De prime abord, ce qui définit essentiellement cette édition footballistique mondiale, c’est son caractère exceptionnel dans la mesure où l’on assiste à un réel changement sans précédent à divers niveaux.
Pour entrer dans le vif du sujet, et afin d’appuyer le fond de ma pensée, il serait judicieux de noter que parmi les principaux « acteurs » qui se démarquent et qui brillent par leur remarquable et excellente prestation depuis le coup d’envoi de cet évènement, on citera la jeune et dynamique équipe du Royaume du Maroc, guidée par son entraineur émérite et désormais icône adulée, M. Walid Regragui.
Force est de constater que cette fabuleuse équipe, composée de jeunes joueurs à la fois talentueux et humbles, a créé un buzz viral suite aux époustouflantes performances, ce buzz à la fois sain et productif qui a boosté notre quotidien morose et agit comme du baume au cœur.
En effet, moult considérations et bon nombre de commentaires sont venus louer, encenser leurs prestations face aux divers matchs qui les ont opposés aux prestigieuses équipes mondiales, pour ne citer que la Roja espagnole, la Seleçao portugaise et l’équipe Croate…, équipes qui, au demeurant, figurent parmi les favoris de ce méga tournoi.
Cependant, si nous devions cesser de discourir et de « gesticuler » sur des Mabrouk 3lina ou des Marbouha et enfin, lever le voile sur ces précieuses leçons pertinentes à tirer d’une telle « révolution » à la fois réfléchie, enjouée et citoyenne, forte de ses valeurs séculaires, de son caractère éminemment Marocain englobant en son sein son arabité, sa berbérité, sa judéité sans parler de ses profondes racines africaines qui font la marque de fabrique identitaire de ce peuple, nous constaterions la portée transcendantale de ces réalisations et autres réajustements.
Nous assistons en tant que société marocaine, toutes couches sociales confondues, à une profonde prise de conscience collective de nos valeurs intrinsèques, parfois oubliées et souvent dénigrées (par le passé), mais que cette équipe magique, ces « guerriers » d’un nouvel âge, ont rehaussé en insufflant un air de fraîcheur empreint de dignité, de loyauté envers un Peuple, son Roi et sa Nation.
Ces braves combattants idéalistes et téméraires nous ont offert un extraordinaire programme de développement personnel basé sur la « Niya », comprenez, la bonne intention, l’amour inconditionnel des parents et des proches, en somme, une forme bien singulière de loyauté véritable envers soi- même et les autres et tout cela, sans débourser le moindre dirham.
Que demande le peuple, pardi ? De la magie à l’état pur. Nous en avons été comblés.
C’est tout bonnement ce que l’on nommerait: la solidarité sobre et authentique, l’élégance dans l’attitude, le mot juste au moment adéquat.
In fine, et sans trop longtemps m’épancher sur ce sujet, notre vœu le plus cher et j’y associe toutes les strates de la population marocaine sans exception, serait de constater que ces admirables élans pleins de courage et d’optimisme ainsi que ces actions bien méritantes sauraient trouver un écho favorable et une oreille bienveillante à concrétiser ce rêve, à l’implémenter dans des chantiers viables et porteurs de succès pour un avenir prometteur où toutes les forces vives contribueraient à hisser le Royaume du Maroc, nation séculaire, creuset de civilisations diverses, toujours vers le haut afin de redonner confiance à nos compatriotes encore tiraillés entre des valeurs occidentales qui ne cessent de prêcher la bonne parole et jouant la carte de ce Paradis perdu et cette Afrique, ce Maghreb regorgeants de ressources intarissables tant humaines que naturelles et qui n’attendent que le moment opportun pour briller de mille feux et de rendre à ce Continent ce qui lui appartient.
Vive le Maroc! Vive cette jeunesse passionnée! Bon vent!
Le mot d’ordre est donc bien clair: SIIIIIIIIIIR SIIIIIIIIIIR SIIIIIIIIR.

























