La réactivité pour résoudre les problèmes auxquels s’affrontent les citoyens tous les jours, est l’essence même de l’action des élus qui formeront les prochains conseils des arrondissements de Tanger.
Ces institutions et la mairie qui les chapeaute devront changer de méthode, de philosophie même.

A l’instar des chambres professionnelles (commerce, artisanat, pêche, etc.) les arrondissements et la mairie n’ont plus le droit de jouer les seconds rôles. La gestion de la ville est aussi leur affaire, sûrement la plus importante.
Ces institutions, élues par les citoyens, devront être rehaussées par un capital humain d’un certain niveau intellectuel, leur permettant de « savoir » choisir et programmer des projets adéquats pour développer davantage les infrastructures de la ville et le niveau de vie économique et social des populations locales.
L’élu doit absolument avoir son mot à dire dans cette politique. Et pour pouvoir exprimer ses idées et les défendre, il doit être armé d’une bonne dose de connaissances, de formations, en plus d’un respect de sa ville et des intérêts qu’il partage avec sa population.
Etre candidat et élu juste pour atteindre ses propres intérêts affaiblira le processus de développement de la ville sur tous les plans, mais surtout l’institution qu’il représente.
C’est pourquoi, avant d’aller voter, le citoyen devrait choisir le bon projet d’abord et le bon candidat ensuite. Sinon, l’arrondissement, la commune, le conseil régional… seront toujours des institutions très faibles.
A. REDDAM