Quelque chose va mal au boulevard Pasteur. Très mal même. C’est l’avis que partage une bonne majorité des touristes marocains qui ont visité Tanger cet été 2023.
La principale artère de la capitale du Nord a besoin d’un meilleur entretien.
Il s’agit essentiellement des bâtiments inscrits sur la liste du patrimoine historique à protéger, souffrant d’un manque d’entretien nécessaire pour bien les conserver. Mais pas que cela !
Cette artère représente la vitrine de la ville dont le look devrait être propre et bien aménagé, pour ne pas dire parfait.
Or, depuis au moins deux décennies, ce n’est pas le cas. Certains bâtiments du premier boulevard de Tanger sont dans un état de dégradation avancée et leurs façades sont dans un état déplorable.
Mais il y a pire. Cet été, les touristes qui ont visité la ville ont tous fait la même remarque exprimant leur grand regret de constater que tout se dégrade sur le boulevard Pasteur, au moment même où les autorités ont réalisé des projets extraordinaires donnant à l’ancienne Médina une nouvelle vie.
“Visiter l’ancienne Médina fait sincèrement plaisir, c’est si propre et joli et la promenade y est agréable, mais en parallèle il est dommage de constater que le boulevard se trouve dans un état déplorable, surtout sale et abandonné”, déclare un Britannique en visite à Tanger.
Même si elle paraît bien aménagée, la place Faro (Sour Maagazine) s’est énormément dégradée et présente actuellement un paysage chaotique. Alors qu’elle devait être la plus belle place de Tanger, Sour Maagazine s’est transformé en une zone très peu attrayante et attractive. Durant le soir et la nuit, il devient le refuge tranquille des délinquants qui sont un danger potentiel pour les piétons et les habitants des rues avoisinantes.
Avec ses deux poids deux mesures, ce système incohérent de gestion de la ville reste incompréhensible et surtout inadmissible.
“Je n’arrive pas à imaginer comment les autorités d’une si belle ville puisse abandonner cette zone du centre-ville et ne pas réagir face à cette déplorable situation. Le boulevard est sale et nauséabond. Dans certains lieux on sent même le pipi”, ajoute une espagnole née à Tanger.

A.R.