Hostiles, rancuniers et très souvent délinquants, ils sont capables de tout casser, tout brûler sans pitié… Pour se venger!
Le plus frappant dans les troubles enregistrés après le premier week-end des protestations pacifiques de la GenZ212 est l’ampleur de la participation de mineurs, parfois majoritaires au sein des groupes impliqués. Ce phénomène constitue un facteur très grave et préoccupant.
Premier weekend.
L’exemple des manifestations à Tanger.
Si les autorités avaient laissé les jeunes exprimer librement leurs doléances et leur colère, le Maroc aurait gagné une excellente image de marque au niveau international. Écouter le peuple est la plus belle expression de liberté et le socle de la démocratie.
Pour la majorité des observateurs, les autorités auraient pu donner leurs ordres aux forces de l’ordre de descendre dans la rue pour « protéger » ces jeunes de qui que ce soit voulant perturber leur marche pacifique. Car on le sait tous, il existe bien des groupes qui attendent l’occasion pour semer le désordre. Le Maroc a des ennemis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et les citoyens en sont très conscients.
Malheureusement, le choix de l’interdiction et des arrestations, durant les deux premiers jours, était comme un cadeau offert à tous nos ennemis. Le cadeau inespéré. En effet, les images et les vidéos qui ont circulé depuis samedi dernier dans le monde entier intéressent beaucoup certaines parties qui les utilisent pour attaquer le Maroc. Ces dernières auraient payé fort pour avoir ces vidéos et auraient fait n’importe quoi même pour les fabriquer. Mais samedi, à cause de cette décision des autorités marocaines, elles les ont obtenues gratuitement et si facilement.
Même la presse de nos « amis » et voisins espagnols, avec qui le Maroc mène un bras de fer pour abriter la finale de la coupe du monde dans son futur stade, utilisent ces images et ces vidéos et parlent désormais de cette « instabilité » sociale touchant tout le Maroc.
Troisième, quatrième et cinquième jours…
Quand tout a basculé un peu partout au Maroc
Après avoir interdit à la catégorie « cute » et pacifique de cette génération Z de continuer à réclamer le droit à un meilleur service de la santé publique et de l’enseignement, les forces de l’ordre ont eu affaire à l’autre catégorie de la même génération. La plus désespérée, celle qui ne porte aucun sentiment, ni peur ni valeurs. Celle qui casse, brûle, saccage et vole. La GenZ des délinquants.
Sur le plan national, les conséquences ont été terribles en enregistrant des centaines de blessés et même trois décès.
Les protestations non autorisées de mercredi soir ont dégénéré en violences graves dans plusieurs villes du Royaume, faisant trois morts, des centaines de blessés parmi les forces de l’ordre et d’importants dégâts matériels. A cet égard, le ministère de l’Intérieur a promis des mesures fermes pour rétablir l’ordre et poursuivre en justice tous les responsables.
Au niveau national, le bilan communiqué par l’Intérieur fait état de 354 blessés, dont 326 membres des forces de l’ordre, ainsi que de lourds dégâts matériels : 271 véhicules des forces publiques endommagés, 175 voitures particulières vandalisées, et près de 80 bâtiments administratifs, sécuritaires, sanitaires, communaux et agences bancaires saccagés dans 23 provinces et préfectures.
Ce qu’en dit la presse
« L ras-le-bol de la jeunesse marocaine éclate au grand jour, avec des manifestations un peu partout dans le royaume. La Gen Z veut en finir avec la corruption et le manque de perspectives… » a écrit Courrier international qui a utilisé ce titre « La génération Z manifeste au Maroc : “Les hôpitaux avant la Coupe du monde”.
« Femmes enceintes décédées, jeunes arrêtés… Cinq minutes pour comprendre la colère de la génération Z au Maroc », écrit Le Parisien.
« Liberté-Dignité-Justice « , la Génération Z au Maroc manifeste » a dit TV5MONDE.
Abdeslam Reddam
Ces actes sont également répréhensibles
Sur l’autoroute, des jeunes manifestants masqués de la génération Z ont bloqué la circulation, demandant aux automobilistes de les soutenir dans leur manifestation. Ce comportement est inacceptable.
À Oujda, des jeunes en colère ont jeté des pierres sur les forces de sécurité et attaqué des véhicules de la police et des forces auxiliaires. Ces actes et comportements sont également répréhensibles et ne reflètent pas un mouvement social pacifique. Par conséquent, les porteurs de l’initiative Gen Z 212 doivent réitérer leur rejet de la violence et condamner avec la plus grande fermeté ce qui s’est passé. Ils doivent réaffirmer que les manifestations contre l’effondrement des infrastructures sanitaires et éducatives, ainsi que contre l’absence d’une justice sociale et la dignité humaine, sont des manifestations pacifiques et civilisées, même si les forces de sécurité les répriment en optant pour des arrestations de certains jeunes manifestants.
























