Communication: Le Maroc a besoin d’une industrie lourde
Quand on organise un tournoi de la taille de la coupe d’Afrique, en plus du fair-play, le Maroc a besoin de se sentir en sécurité avec les supporters représentant la communauté subsaharienne venus encourager leurs équipes nationales.
Or, durant la finale de cette CAN25, ce n’était pas le cas, ni en fair-play ni en matière de sécurité.
Durant cette finale, le Maroc a découvert l’autre version du « frère » sénégalais.
Une guerre ne date pas d’hier
La guerre a commencé au Qatar en 2022, quand le Maroc a terminé la coupe du monde en 4ème position. Un classement qu’aucun pays arabe ou africain n’a pu atteindre. A partir de ce moment, l’ennemi a commencé à préparer sa stratégie visant le Maroc dans tous les secteurs où il marque des avancées gigantesques en développement. L’arme utilisée qu’on a tous sous-estimé était les réseaux sociaux.
Durant cette CAN 2025, on a vu comment en utilisant des milliers de vidéos, podcasts et déclarations, le Maroc a subi de nombreuses attaques ciblant la parfaite organisation de cette compétition, et puis surtout le fait que le Royaume ait développé ses infrastructures d’une manière impossible à réaliser dans certains pays voisins et tous les pays subsahariens. L’effet des réseaux sociaux et même de certaines chaînes de télévision utilisées dans cet objectif, était dévastateur. Même les citoyens de certains pays frères et amis du Maroc sont restés ébahis, étourdis et tellement jaloux au point d’en devenir malades. Ils ont vu que le Maroc est dans une autre planète!
Une raison plus que suffisante pour que la haine soit officiellement déclarée chez nos voisins, maquillée et camouflée chez d’autres.
La jalousie, sociale et politique, a été dite de mille façons. Au fond, dans la plupart des cas, personne n’a pu admettre que le Maroc soit si propre et si bien structuré. Les routes, les moyens de transport, les établissements hôteliers de luxe, les terrains de foot ultramodernes, les nouvelles technologies, mais aussi l’accueil, l’hospitalité, la sympathie des gens, la gastronomie, la diversité géographique et culturelle et, bien sûr, la paix et la sécurité!
Quand les citoyens du monde entier, en Europe, en Amérique et dans les pays du golfe arabe, ont applaudi le progrès du Maroc et la politique royale visant à le placer parmi les pays les mieux développés sur le plan international, en Afrique, l’énorme décalage n’a pas été naturellement « avalé ».
Et comme les tambours de la guerre sur les réseaux sociaux ennemis se sont multipliés, profitant de l’état psychologique d’une grande partie des visiteurs, mis carrément K.O. après la découverte du niveau du progrès marocain, leurs réactions ont changé, devenant plus méchantes et dévoilant aux Marocains l’autre visage des frères et amis.
Les évènements survenus au stade Moulay Abdellah de Rabat, lors de cette finale catastrophique, ont été une alarme qui a réveillé tout un peuple.
Durant cette soirée, il a paru clairement que le Maroc a accueilli sur son sol des supporters dont une partie a sérieusement essayé de menacer la stabilité sociale du pays et la sécurité de ses citoyens.
Rappelons-nous de ce jeune stadier sauvagement tabassé par des supporters sénégalais qui a été hospitalisé dans un état très grave.
Rappelons-nous de l’appel de secours de ces jeunes étudiants marocains menacés de mort dans un café de la capitale sénégalaise où, encerclés par les « frères » sénégalais, ils priaient dieu pour que Brahim Diaz rate le penalty. On les a tous vu et écouté supplier pour être sauvés de cette dangereuse situation.
Rappelons-nous encore de ces commerces des Marocains de Dakar saccagés et cassés…
Aujourd’hui la CAN est finie, le Sénégal a gagné la coupe et le Maroc a gagné la reconnaissance mondiale d’être un pays parmi les grandes nations dans divers secteurs, dont celui de l’industrie du football.
Comment gérer la crise?
Sur le plan de la gestion de la crise, il faut absolument que les citoyens marocains sachent qu’attaquer la communauté sénégalaise et subsaharienne vivant au Maroc ne servira que davantage notre ennemi qui va utiliser ces faits pour envenimer davantage les bonnes relations entre le Maroc et le Sénégal. Or, il ne faut surtout pas lui donner cette occasion. Durant les prochaines années, le Maroc a besoin de garder intactes ses relations avec les pays amis en Afrique. Une stabilité politique et économique continentale et même sociale entre le Maroc et les pays subsahariens est nécessaire pour que l’État continue dans ses stratégies géopolitiques sans être inquiété par les ennemis.
Si le simple citoyen agit mal, car encore sous le choc de la perte de la coupe d’Afrique et des menaces vues sur les réseaux sociaux, la relation avec la communauté subsaharienne pourrait très vite se convertir en une menace perturbant la stabilité et la sécurité des villes et des citoyens. Mais le pire serait de voir que des stratégies politiques construites sur plus de deux décennies coincées ou remises en question.
Que faire alors et comment réagir pour que ce qu’il s’est passé à Rabat ne se reproduira plus jamais?
La réponse est claire: les citoyens marocains, malgré le fait qu’ils soient fâchés et refusent les comportements enregistrés durant cette soirée du 18 janvier, n’ont pas à réagir négativement contre la communauté sénégalaise et subsaharienne installées dans notre pays. Le Maroc est un état de droit et possède les institutions sécuritaires de très haut niveau, seules aptes pour gérer ces situations. C’est leur responsabilité et pas celle des citoyens.
Au contraire, le citoyen marocain doit continuer à donner le bon exemple de l’hospitalité et du bien-vivre ensemble. C’est son rôle aujourd’hui pour mettre fin aux mésententes et couper la route aux ennemis qui rêvent de cette occasion pour gonfler des conflits inexistants.
Le Maroc a besoin d’une industrie lourde en communication
Sur un autre plan, ce qu’il s’est passé avant et durant cette coupe d’Afrique oblige aujourd’hui à revoir les stratégies nationales de communication. Les chaînes de télévision, les journaux et les réseaux sociaux sont devenus une arme aussi dangereuse que l’arme nucléaire et le Maroc, dans ce domaine, ne doit plus laisser le terrain libre à ses ennemis directs ou invisibles.
Comme l’a fait le Qatar, le Royaume doit aussi investir dans des chaînes TV à portée internationale, surtout dans le sport. On le sait tous, Bein sport et Al Jazeera sont des armes souvent utilisées contre les intérêts du Maroc.
Le Royaume possède tous les moyens pour réussir ce projet et doit profiter de la coupe du monde 2030 pour que sa voix soit entendue dans le monde entier.
Plus que jamais, le Maroc doit aussi avoir des réseaux sociaux qui sauront le défendre avant même d’être attaquer. Ce terrain ne doit pas rester libre entre les mains de quelques citoyens qui, voulant défendre les intérêts du pays, finissent par s’exprimer très mal sur des thèmes très sensibles et dont ils ignorent complètement la portée.
Petits exemples: Juste pour gagner le maximum de likes et sans jamais apporter une preuve, le youtubeur X assure que le général algérien évadé se trouve bien au Maroc, le youtubeur Y jure que le Sénégal a reconnu le Polisario, sans parler de ces youtubeurs vivant à l’étranger clairement utilisés par nos ennemis pour raconter des tas de blasphèmes et de mensonges sur le Maroc et ses institutions.
On a même pire: des youtubeurs étrangers vivant au Maroc et qui se sont spécialisés dans l’attaque d’autres pays au nom de la défense du Maroc et de ses intérêts. Sincèrement inédit !
Là aussi il est devenu urgent de faire un peu le ménage et de former sa propre cellule scientifique et structurée. Une vraie Armada. Au Maroc, pour gagner toutes nos guerres, les réseaux sociaux doivent absolument être encadrés et devenir une industrie lourde.
Abdeslam Reddam
























