Centre-ville de Tanger, en face du Consulat de France, il est 18h20, du jeudi 8 avril, quand une jeune citoyenne se fait agresser brutalement par un inconnu et se fait voler son téléphone portable.
Jusque là c’est une affaire qui arrive tous les jours, partout. Une jeune femme qui se fait agresser est devenue une chose normale qui n’a rien d’extraordinaire. Malheureusement, on a opté pour un laisser-faire des atrocités pareilles au point qu’elles sont devenues une chose banale qui arrive tous les jours. Une femme peut être battue et personne ne vient à son secours. C’est normal.
Après avoir quitté son travail, à la rue Vélasquez, la jeune femme reçoit un appel et envoie un Sms tout en se dirigeant vers le boulevard. Elle remet bien son téléphone dans la poche de sa veste et marche tranquillement sur la place Faro. Quelques pas plus tard, vers 18h45, elle est agressée brutalement d’un coup sur son dos et c’est à cet instant là qu’elle perd son téléphone. Comment et par qui? Impossible de le savoir. Elle est certaine que son agresseur est le voleur de son portable.
La jeune victime se dirige au commissariat de police pour déposer une plainte. A Dradeb, l’agent lui pose et repose plusieurs questions. Il en répète même certaines pour être sûr que la jeune femme ne “ment” pas, qu’elle est sincère. Il lui demande l’IMEI de son portable pour lancer des recherches et lui promet de retrouver le téléphone volé en quelques minutes, dès que la plainte soit remise aux responsables du commissariat central, à la PJ.
La jeune citoyenne se déplace également à l’hôpital Mohamed V pour avoir un certificat prouvant qu’elle a été victime d’une agression, le médecin, sans même la consulter, lui remet une attestation qui n’a aucun sens légal. Là aussi il fallait galérer pour avoir le mot juste sur un certificat médical qui soit en bonne et due forme.
De retour au commissariat, les 5 minutes de recherches sont devenues une éternité. “Donnez moi l’IMEI de votre téléphone et on le retrouvera en 5 mn”, lui avaient-ils dit le premier jour. Quand elle est revenue le lendemain et leur a rappelé cette promesse, on lui a lancé la phrase habituelle dans la majorité des administrations marocaines : “allez-vous nous faire apprendre à faire notre boulot?”
“On vous rappellera quand on trouvera le voleur de votre portable”… (ça veut dire jamais..!)
Le langage a changé et n’est plus le même parce que la jeune citoyenne victime de l’agression et du vol a un peu “dérangé” les agents de la police. Surtout quand elle leur a demandé  de vérifier les caméras de surveillance installées sur toute cette artère de la rue de la liberté. 
A la police, on n’accepte pas les ordres, sauf de leurs supérieurs hiérarchiques.
On n’a pas du tout dit que la jeune citoyenne marocaine  avait des suggestions et des propositions, pas des ordres.
Bref, une affaire qui devait être réglée en 10 mn, prend une semaine sans aucune réponse de la part des responsables concernés.
Rappel: au commissariat, ils ont tous les moyens techniques très modernes
permettant de retrouver les traces d’un téléphone volé en quelques minutes, avec ou sans l’IMEI.
Pourquoi ils s’entêtent à ne le faire dans ce cas ?
Au préfet de nous le dire !

L’IMEI c’est quoi ?

L’International Mobile Equipment Identity (IMEI, littéralement « identité internationale d’équipement mobile ») est un numéro qui permet d’identifier de manière unique chacun des terminaux de téléphonie mobile.
Ce numéro permet à l’opérateur d’un réseau mobile d’identifier le mobile appelant et ainsi de l’autoriser, ou non, à se connecter. Il permet ainsi l’établissement des appels d’urgence sans SIM pour certains pays. Mais Son rôle le plus connu est de pouvoir bloquer un mobile volé (grey listblack list) auprès de l’ensemble des opérateurs ayant souscrit à la base de données IMEI.