Comme les longues périodes de sécheresse qui frappent de grandes parties du monde, les pluies torrentielles ne sont plus une surprise dans n’importe coin du monde. Tanger fait aussi partie des zones à grand risque, raison pour laquelle la ville doit être préparée à tous les aléas du changement climatique.
La semaine dernière, le monde a observé, stupéfait, les inondations qui ont frappé plusieurs villes en Europe, en Asie et d’autres en Amérique. Certaines villes de l’Espagne voisine ont encore été victimes d’inondations qui les ont pratiquement paralysées.
Cela veut dire qu’il est nécessaire de prendre quelques mesures pour éviter le désastre. A Tanger, comme ailleurs, ne pas être vigilant c’est être irresponsable.
Les pluies diluviennes enregistrées la semaine dernière étaient une petite alarme rappelant une situation qui pourrait être plus grave. Nous avons évité le pire. Cependant, si le pire arrive, la ville est-elle capable d’en minimiser les conséquences catastrophiques?
Certes les opérations d’assainissement, du curage des oueds et des canalisations qui ont été programmées durant l’automne dernier ont largement minimisé les risques de grandes inondations, même si avec le passage de la tempête Harry, l’eau a submergé certains quartiers de la périphérie, Aouama notamment.
Mais même si la ville a été sauvée, in faut reconnaître que le changement climatique et ses néfastes conséquences ne doivent plus être un sujet à traiter selon les données de la météo de chaque jour ou de chaque mois.
La stabilité, la sécurité et le bien-être des citoyens, mais aussi le développement et la prospérité de la ville et de sa région dépendront définitivement de la maîtrise, même partielle, des aléas climatiques.
Par A. Reddam























