L’Union Européenne en est exemple, elle a fait de sa politique écologique une machine infernale qui la plonge dans un malthusianisme ruineux. Une des façons d’en mesurer le résultat est de regarder l’évolution de son PIB.
Aujourd’hui, le PIB de l’UE ne représente plus que 65% du PIB américain contre 91% il y a 10 ans. Si l’UE continue à ce rythme là, la transition écologique ne sera pas supportable sur le plan économique. Les conséquences sur la dette, l’emploi, l’inflation seraient et seront trop négatives.
On a conté à l’opinion publique l’illusion d’une transition écologique merveilleuse qui créerait des emplois et des richesses pour tous.
L’écolo-bobo-bio incarne le camp du “bien” avec ses mots vertueux: écologie, environnement, éolienne, santé et leurs qualificatifs tout aussi positifs: vert, naturel, durable, circulaire, biodynamique, biologique, recyclable, local, associatif, décentralisé.
De l’autre côté, il y a le camp du “mal”: pétrole, charbon, nucléaire, pollution, croissance, climato-sceptiques, et des qualificatifs négatifs: polluant, dangereux, intensif, capitaliste, industriel, cancérigène.
Bien évidemment pour le camp du bien, seul le camp du mal est corrompu…
Au nom du réchauffement climatique , les partisans de l’étatisme et du dirigisme justifient une fiscalité plus importante, des réglementations plus contraignantes et surtout ils utilisent le principe de précaution pour embrigader l’humanité et engager des dépenses souvent inutiles. On assiste au renouveau, à la rénovation et au réveil d’une pensée collectiviste dont les résultats ne seront connus que par les générations à venir…
La posture catastrophiste des écologistes idéologistes a 3 inconvénients:
1/ elle implique que la partie est d’ores et déjà perdue.
2/ l’urgence qui en découle conduit à ne plus prendre le temps d’analyser l’ensemble des contraintes.
3/ La décroissance est la seule perspective proposée.

On est dans une guerre idéologique où des forces anticapitalistes profitent de la crise climatique pour renverser le système économique actuel.

La triple faillite de cette nouvelle idéologie
1/ Faillite scientifique quand le dogme politique prend le pas sur les résultats expérimentaux ;
2/ Faillite morale quand la censure remplace le débat universitaire ;
3/ Faillite économique quand on s’impose le coût faramineux des énergies renouvelables.

Les climato-sceptiques sont exclus du débat public…
L’objectif étant d’interdire dans le débat public toute remise en question des dérèglements climatiques. Tout cela se ferait au nom d’un “consensus scientifique”.
Rappelons que dans les régimes à vérité officielle idéocratique les dirigeants qui pratiquent cette posture finissent souvent en gardiens de camp!

Les écologistes ne pratiquent que l’écologie punitive…
L’écologie politique est une des armes du boycott. Au nom du climat, elle déconstruit notre histoire et nos paysages. Elle défend un humanisme aux antipodes du terrorisme vert. Les démonstrations de force des activistes du climat révèlent le vrai visage de l’écologie politique autant que la démission presque irrémédiable de toute une société.

Le nucléaire a été démantelé

Avec la globalisation, les dirigeants ont pensé que la géopolitique n’était plus un problème.
L’Etat actionnaire s’est comporté en prédateur avant de multiplier les injonctions contradictoires.
L’Etat régulateur s’est abrité derrière le principe de précaution introduit dans la Constitution pour fuir ses responsabilités.

L’Amérique est à la poursuite du Graal énergétique.
2 entreprises tentent de percer les mystères de la fusion nucléaire. CFS (Commonwealth Fusion Systems) a levé 2 Md$ pour réaliser la fusion nucléaire. Une installation américaine a réussi à produire plus de chaleur que ce qui avait été injecté par rayonnement …
Pour que les USA puissent conquérir et acquérir le Graal énergétique, l’ARENH (Accès Réglementé à l’Electricité Nucléaire Historique) oblige EDF à vendre 25% de sa production (100 TWh) au prix de 42€/MWh. La centaine de fournisseurs alternatifs et fictifs qui se sont installés dans ce fromage ne sont en fait que des traders qui ne produisent que des factures. L’ARENH est une véritable pilule empoisonnée, un outil de guerre économique. Son mécanisme d’accès à la rente nucléaire de la France à prix cassé bénéficie aux concurrents de l’électricien public.

L’éolien est une fausse énergie propre et une fausse énergie renouvelable
Une éolienne ne fonctionne en moyenne qu’à 25% de sa puissance. Les déceptions enregistrées par les sociétés les plus exposées au secteur sont nombreuses :
– Siemens Energy  dans l’éolien en mer a récemment été sauvée par une garantie du gouvernement allemand de 7,5 Milliards €
– Orsted le géant danois a baissé de 50% depuis 6 mois
– Iberdrola a abandonné son projet d’éolienne au large du Massachusetts.
– Svevind AB et le fabricant de turbines Enercon sont associés dans un projet au large de la Suède. Il est au bord de la banqueroute

Bétonner la mer est l’idée technocratique la plus anti-écologique qui soit.
La montée en puissance de l’énergie éolienne terrestre supposée écologiquement correcte, accompagne, par derrière, de l’image verte de l’éolien on trouve : pollution, émissions de CO2 atteintes à la santé et à la biodiversité détournements de fonds publics, conflits d’intérêts, mafias…
Au-delà de ce constat consternant, sur le plan industriel c’est la Chine qui possède plus de 45% du marché de l’éolien dans le monde !

Le Photovoltaïque est contrôlé par la Chine.
Le solaire est le grand gagnant de la transition énergétique …
Pourtant Il aurait été beaucoup plus efficace d’inciter par exemple l’Allemagne à sortir plus vite du charbon qui constitue encore 45% de son mix énergétique.
La Chine possède 72% de part de marché des modules solaires. Grâce à des coûts de production inférieurs de 35% à ceux de l’Europe et de 20% à ceux des Etats Unis la Chine héberge 7 des 10 plus grands fabricants mondiaux de panneaux solaires.
Toutes ces technologies qui étaient censées créer les emplois et de l’économie décarbonée, en Europe, montrent la déconfiture de l’éolien et du solaire et les problèmes financiers d’Alstom et de Siemens.

Les énergies fossiles ont toujours de l’avenir. Le monde est encore avide de pétrole.
Les dernières opérations réalisées dans le secteur du pétrole sont claires.
Exxon a racheté Pioneer Natural Reserves pour 59,5 Milliards $.
Chevron a racheté Hess pour 53 Milliards$.

Le Charbon alimente toujours de nombreuses centrales surtout allemandes
Là encore l’intérêt ne faiblit pas. Glencore a mis la main sur Teck au Canada dans le charbon.
La baisse des émissions de CO2 en Europe est pourtant plus que compensée par les ouvertures en cascade de centrales à charbon. On assiste à une remontée des émissions de CO2 liée au recours accru au charbon pour répondre à l’arrêt de livraison de gaz russe.

Il faudra qu’un jour les écologistes du camp du bien comprennent que le raccordement de 100 MW d’éolien ou de solaire ne permet, selon JP Morgan, de débrancher que 10 à 30 MW de thermique … Et ça, c’est entièrement, strictement, exclusivement, totalement et simplement MATHÉMATIQUE

Oussama OUASSINI
L’homme qui murmure aux oreilles des Hommes d’État