La première édition des Rencontres méditerranéennes de Tanger, événement qui se tient jusqu’au dimanche 22 juin 2025, est organisée par la Fondation Founoun Al Boughaz Arts du Détroit.
Sait-on qui a créé cette association et comment? Ce que peut-être beaucoup de gens ignorent encore c’est que cette fondation a été créée par l’un des quatre actuels « propriétaires de la librairie des Colonnes, historiquement gardienne de l’héritage intellectuel et artistique de Tanger, que tout le monde espère voir en bonne santé.
Dans leurs communiqués, les organisateurs de cet événement assurent qu’il « fera résonner les deux rives de la Mare Nostrum aux rythmes de la littérature, des arts et de la musique. » Amen!
Mais ce qui est étonnant, c’est le fait que même certains intellectuels dont le nom figure dans le programme de cette rencontre littéraire, ignore qu’ils y figurent et qu’ils vont y participer, sans même être au courant. Ils n’ont pas été informés de cela jusqu’à découvrir leur nom sur la liste des intervenants.
« C’est la première édition et la Fondation Founoun Al Boughaz Arts du Détroit manque sûrement d’expérience dans la gestion de ce genre d’événement », diront certains. Peut-être bien.
En tout cas, tout en souhaitant bon vent à cette édition organisée par une association dont le siège social est fixé à la librairie des Colonnes (l’annonce légale dont le journal possède une copie le prouve) il reste légitime de poser quelques questions aux propriétaires de cette librairie rachetée à 1 DH symbolique avec la condition de payer toutes ses dettes (plus de 2 MDH)
On l’avait annoncé il y a presque une année. Au moment de son rachat à 1 DH symbolique, la dette de la librairie des Colonnes était d’environ 1 MDH. Elle doit dépasser aujourd’hui les 2 millions.
On aimerait donc juste savoir si M. Khalid Tamer, le seul accionaire marocain à la librairie des colonnes, peut justifier (par un communiqué ou même un droit de réponse) avec des preuves concrètes que tous les éditeurs, les mois du loyer du local abritant la librairie, la CNSS et les impôts ont été finalement payés. L’affaire en justice de l’employé qui ne travaille plus à la librairie est toujours en appel. Tout Tanger le sait.
Oui, on le sait bien, la rencontre littéraire tenue durant cette semaine n’a rien à voir avec les problèmes financiers de la librairie des colonnes.
Justement, car c’est un sujet qui mérite d’être abordé en parallèle. Il peut même être discuté lors d’une table ronde. « Gestion financière des librairies: comment protéger les intérêts des libraires et des éditeurs? » Joli titre pour un bon débat intellectuel !

























