Des Jet ski aux voitures et motos, les risques d’être victime d’un grave accident de la « circulation » sur les plages marocaines, celles de Tanger aussi, sont nombreux et font très peur. Pire: sur la plage de Cabo Negro, deux gros chiens très dangereux ont dévoré, mardi dernier, un petit caniche et attaqué plusieurs personnes.
Normalement, cette situation ne devrait jamais exister. Les plages ne sont pas une piste pour jouer et faire la course à grande vitesse. Ni pour y lâcher des animaux sauvages. Les conséquences sont gravissimes.
Les derniers accidents, dont celui de la petite fille sur la plage de Sidi Rahal, prouvent que les balnéaires ne sont pas surveillés. Pourtant, il est très facile pour les autorités communales et les forces de l’ordre (police, gendarmes, forces auxiliaires) d’interdire la présence de ces engins sur les plages. Ce n’est pas une action extraordinaire qui nécessite des ressources financières et humaines impossibles à trouver.
Les autorités ont juste besoin de coordonner leurs actions et de décider d’un plan de sécurité et de surveillance des plages. Il n’est pas logique en effet d’abandonner ces plages et de ne pas y être présent durant la période de l’été, laissant la liberté à quelques groupes de « fous » pour menacer la vie des estivants. Les laisser libre jusqu’à atteindre le degré fatal de la criminalité. Car blesser une petite fille sur une plage en conduisant une voiture ou une moto est un acte criminel.
A Sidi Rahal, c’est un 4×4 qui pénétré illégalement dans la zone réservée aux baigneurs, fauchant la petite Ghita et lui provoquant de lourdes blessures, notamment une fracture de la mâchoire, un traumatisme crânien nécessitant une intervention chirurgicale, ainsi que d’autres lésions sur tout le corps. Mais il y a déjà eu des accidents aussi graves, provoqués même par des Jet ski, des motos, etc.
Ces drames soulèvent aussi des questions sur le laisser-aller dans les zones balnéaires. Des voix s’élèvent pour réclamer une réglementation plus stricte et des moyens concrets pour interdire l’accès des véhicules motorisés aux zones réservées aux baigneurs, afin d’assurer une meilleure protection des familles et des enfants dans les espaces publics.

























