Apparemment les autorités se dirigent vers l’interdiction des stationnements dans une grande partie des rues et avenues du grand centre-ville. Le réaménagement des trottoirs, dans une forme plus large que les chaussés, prouve que le stationnement sera interdit puisque la largeur des voies ne le permettra plus. Certes c’est un grand souci évidemment pour les riverains qui ne trouveront plus d’espace pour garer leurs véhicules près de chez eux. Mais il s’agit sûrement d’une solution des autorités locales pour débloquer les nombreux embouteillages dans ce centre-ville, provoqués également par le stationnement anarchique dans certaines artères.
Opter sur ce choix nécessite par ailleurs un investissement plus important dans l’aménagement de nouveaux parkings. Avec le parking situé près de la mosquée Mohamed V, celui de la place des nations et celui du quartier administratif, la demande en places de stationnement sera toujours plus grande que l’offre actuelle dans ce triangle. Les deux parkings de Sidi Bouabid et celui de Fendaq Chejra (qui n’est toujours pas opérationnel) répondront plus à la demande dans cette zone de la rue de la liberté et l’ancienne médina. Le futur parking en étages sur le site de l’ancienne Plaza jdida a besoin d’au moins une année pour être construit. Et, bien sûr les parkings de la corniche serviront uniquement ce même périmètre du boulevard Mohammed VI.
La situation actuelle telle que prévue par les autorités de Tanger posera donc un grave problème de stationnement, une raison pour laquelle il devient urgent de trouver des solutions rapides.
Le seul choix logique est d’investir dans la construction de nouveaux parkings verticaux. Mais où et comment? En effet, il n’existe que de rares parcelles encore non bâties dans le centre-ville de Tanger et elles sont presque toutes des propriétés privées.
Dans le centre-ville, les seuls espaces publics où les autorités de Tanger pourraient construire des parkings sont les terrains des deux jardins de Aîn Ktiouet donnant directement sur le rond-point. Deux autres terrains nus situés à Ras Msallah, en l’occurrence celui de l’ancien bâtiment du complexe artisanal, utilisé actuellement comme dépôts et parking des engins des travaux en cours, et le terrain nu près du bâtiment de l’ancienne poste (siège d’IAM). Deux superficies à l’emplacement idéal mais qui nécessiteront sûrement une opération d’expropriation.
A Iberia, juste en face de la mosquée, un vaste terrain est toujours disponible, mais il n’existe aucune information concernant sa propriété.
A.R.