Le 8 Septembre 2023 restera hélas gravé dans les annales sombres de l’histoire du Royaume du Maroc car un séisme terrible d’une magnitude de 6.8 sur l’échelle de Richter vint violemment secouer, que dis- je ?, terrasser la région du Haouz ainsi que d’autres zones alentours, causant des pertes humaines se comptant par milliers et d’innombrables dégâts matériels.
Les faits sont là et l’on ne peut cacher l’émoi, la détresse, visibles de toute une Nation face à la désolation, menant un peuple entier sur les routes pour sauver ses concitoyens.
Permettez-moi, néanmoins, de ne pas m’attarder sur les menus détails douloureux liés à cette hécatombe car les médias nationaux, locaux, et internationaux, toutes couleurs politiques confondues, s’en sont chargés de manière professionnelle pour certains et parfois même de manière ‘’sensationnelle’’ pour d’autres.
L’objet premier, donc, de cet humble papier, sans prétention aucune, serait d’apporter un éclairage autour de la question primordiale de la souveraineté de l’État, concept, qui au passage, fut soulevé lors de cette situation de crise.
En effet, nul besoin de relater certains faits autour de la profonde et inextricable discorde entre deux états partenaires, à savoir le Maroc et la France, dont la polémique prit naissance depuis plusieurs mois autour de questions épineuses, de critiques, de dénigrations qui n’ont fait qu’échauffer les tensions entre les deux pays.
Force est de constater en considérant la conjoncture actuelle ainsi que le timing international, que la question de la souveraineté de l’État s’imposait de facto sachant que le Maroc, représenté par son Monarque Sa Majesté Mohammed VI et son peuple, se sont retrouvés en ces circonstances tragiques, dans le viseur (pour le moins redoutable) d’une presse française aux abois, assoiffée de sensationnalisme, souffrant d’une carence certaine de buzz médiatique et surtout en quête d’une redorure de blason.
A cette cabale médiatique habilement orchestrée par les mastodontes d’une presse de gauche caviar (ou œufs de lump, crise oblige hhh) est venu se greffer l’acharnement d’un Président qui n’eût de cesse de réitérer ses appels à une participation aux secours portés aux sinistrés du Haouz, appels qui n’eurent aucun écho car il revient au Maroc, État souverain par excellence, et à lui seul, de solliciter les aides de l’extérieur.
En effet, qu’entendons-nous par cette question de souveraineté de l’État et comment cette dernière vient à être bafouée par un autre pays ?
Pour essayer d’élucider cette problématique autour de cette question, il serait judicieux de citer une définition claire de la souveraineté que j’emprunterais au juriste français de renom Raymond Carré de Malberg, qui désigna la souveraineté dans son ouvrage connu « Contribution à la théorie générale de l’état de 1920 », comme : le caractère suprême d’une puissance pleinement indépendante, et en particulier de la puissance étatique.
Par conséquent et s’agissant du Maroc, ayant comme Chef Suprême de l’État, le Roi Mohammed VI, il en vient à souligner qu’il demeure sans conteste l’interlocuteur premier à qui on s’adresse, à qui on soumet ses propositions d’aide car il demeure, n’en déplaise à certains détracteurs aigris, le garant pérenne et unique des institutions d’une Nation unie et indivisible agissant librement sans la contrainte de normes extérieures ne répondant pas aux attentes du pays.
Ainsi, le Maroc n’a de comptes à rendre à personne car il veille, aidé par toutes ses forces vives, à mener sa lutte, à relever les défis d’un millénaire en constante mutation.
Les temps féodaux, régis par des systèmes basés sur le’’servage’’, la dialectique ‘’seigneur-vassal’’ sont désormais dépassés et révolus.
A l’instar de bon nombre de pays africains émergents, le Maroc a choisi d’embarquer dans le train de l’innovation, de la créativité, de la pondération, de la médiation, s’érigeant en ‘’role model’’, créant l’émulation parmi un bon nombre de pays et portant bien haut l’étendard où solidarité rime avec positivité.
En ces temps troubles et quelque peu opaques, l’heure est plutôt aux rapprochements des cultures et à la résolution des problèmes mondiaux et non à une dissonance qui ne cesse de créer des dialogues de sourds menant à une probable situation irréversiblement chaotique .
A bon entendeur !
MYRIEM CHERKAOUI
BUSINESS ENGLISH PROFESSOR
ISITT
TANGIER

























