L’exposition réunit des œuvres illustrant la vie quotidienne au Maroc sous le Protectorat espagnol et poursuivra sa tournée à Fès, Rabat et Ceuta.

L’exposition «Estampes marocaines» du peintre grenadin Mariano Bertuchi est désormais ouverte au public à l’Institut Cervantes de Tanger, après avoir été présentée à Tétouan et Alicante. Elle se conclura à Ceuta pour commémorer le 70e anniversaire de la mort du peintre.
Cette exposition réunit une importante collection de peintures à l’huile, d’aquarelles, d’affiches, de cartes postales et de publications illustrant en détail la vie quotidienne dans différentes villes marocaines sous le Protectorat espagnol.
Bertuchi, considéré comme l’un des artistes orientalistes les plus marquants de son époque, a consacré une grande partie de son œuvre à la représentation de scènes costumbristes et de paysages urbains de villes telles que Larache, Chefchaouen, Tétouan et Tanger, capturant avec précision l’essence du Maroc du début du XXe siècle.

Regard sur le Maroc du XXe siècle

L’exposition, initialement organisée par la Casa Cervantes d’Alicante, a été organisée par Juan Ramón Roca. Le vernissage de l’exposition a été confié à José Antonio Pleguezuelos, spécialiste de Bertuchi, qui a donné une conférence intitulée «La vocation orientaliste de Mariano Bertuchi». Cette activité a permis de contextualiser la figure de l’artiste et son rôle majeur de chroniqueur visuel du Maroc de son époque.
« Estampes marocaines » offre aux visiteurs l’opportunité de découvrir un pan fondamental de l’héritage artistique hispano-marocain, à travers des œuvres présentées dans des publications telles que la Revista de Tropas Coloniales, ainsi que des créations graphiques telles que des timbres et des affiches qui ont marqué l’imaginaire de l’époque.

Une exposition qui se clôture à Ceuta
Après son passage à Tanger, l’exposition poursuivra sa tournée dans d’autres villes marocaines comme Fès et Rabat, jusqu’à Ceuta, où elle se clôturera à l’occasion du 70e anniversaire de la mort du peintre.
Cet événement culturel se distingue non seulement par sa valeur esthétique, mais aussi par sa dimension historique et documentaire, permettant une réinterprétation des relations entre l’Espagne et le Maroc à travers le regard artistique de l’un de ses plus importants témoins.
L’entrée à l’exposition est gratuite et devrait attirer aussi bien les amateurs d’art que les personnes intéressées par l’histoire commune des deux pays.