La réorganisation du secteur du stationnement devient enfin une priorité à Tanger. Le ras le bol d’une grande partie de l’opinion publique locale a finalement été pris en considération. Le laisser-aller, à la veille des grands rendez-vous qu’abrite la ville, et qu’elle accueillera dans un futur proche, ne doit plus être permis dans une cité censée être la première vitrine du royaume.
Cependant, alors que l’ensemble des projets du programme royal et les investissements nationaux et étrangers projettent la ville dans une dimension internationale, de nombreuses irrégularités et des décisions, d’un non-sens grave, déstabilisent ce développement à différents niveaux.
Parmi les secteurs souffrant le plus de problèmes asphyxiant son organisation, celui du stationnement a atteint un stade de désorganisation devenu insupportable.
Selon des sources bien informées, les autorités de la ville de Tanger ont décidé de prendre des mesures pour mettre fin à cette situation bordélique. Première action: l’arrêt définitif de livrer des autorisations aux gardiens de voiture, soit la fin des gilets jaunes. Un phénomène qui a énormément dérangé les automobilistes jusqu’à devenir une menace dans certains cas.
Plus de gilets jaunes en 2025
Ainsi, à partir de début janvier 2025, les gardiens de voiture qui continueront à exercer ce métier, le feront illégalement et seront dénoncés.
Faut-il rappeler que le Wali Mohamed M’hidia avait récemment interdit les gilets jaunes dans plusieurs quartiers de Casablanca et le projet paraît bien réussir. Ce qui prouve que dans une ville comme Tanger, les autorités possèdent tous les moyens pour réussir le leur.
Mais comment? D’abord, via la réorganisation de ce secteur par l’interdiction totale des stationnements illégaux, notamment sur les trottoirs, en double sens (même triple dans des zones comme les grands ronds-points et le quartier administratif).
L’autorité responsable doit aussi interdire le stationnement dans des terrains nus avoisinant les administrations, notamment les tribunaux, le commissariat, le bâtiment d’Amendis, certaines écoles, etc.
Des zones de stationnement bien définies et pas du tout chères
Des espaces de stationnement « gratuits » pour les personnes souffrant d’handicap
La seconde bonne information, qui promet une meilleure réorganisation de ce secteur, serait le nouveau système de zonage de stationnement payant, à l’instar des villes européennes (zone bleue, verte, blanche…) avec des tarifications très abordables.
Le contrôle de ces zones sera effectué par des agents de la police administrative de la commune de Tanger. Évidemment les sabots ne seront plus jamais utilisés et la sanction en cas de stationnement sans ticket, comme preuve, prendra la forme d’un constat et une amende à payer auprès des administrations responsables.
Parmi les avantages de ce système, un abonnement mensuel à un prix très abordable pour les riverains (on parle de 100 DH par mois) en plus d’espaces de stationnement gratuit réservées aux personnes souffrant d’un handicap.
Une mentalité à changer
Stationner en double ou triple sens quand la ville regorge de parkings sécurisés et ultramodernes signifie qu’il y a aussi un travail à faire au niveau de la mentalité d’une partie des citoyens. Il reste, en effet, incompréhensible que des automobilistes préfèrent bloquer la circulation et provoquer d’énormes et interminables embouteillages, au lieu de garer leur véhicule dans un parking où il sera bien protégé. En même temps, certains autres préfèrent payer un gardien pour garer sa voiture dans une zone interdite aux stationnement et se plaignent quand ils découvrent que leur véhicule a été envoyé à la fourrière. Bien sûr dans ces cas précis, le gardien disparaît de la vue et nie toute responsabilité, ce qui est bien logique.
Toutes ces mauvaises intentions, pensées et comportements ne vont disparaitre que quand l’autorité responsable décide d’utiliser les grands moyens pour assainir ce secteur. Il existe aujourd’hui une promesse de le faire dès le début de 2025. Soit demain !























