Comme tout le monde, vous savez très bien que le secteur du tourisme agonise depuis la fermeture des frontières. Cette décision avait été prise pour protéger les Marocains des effets néfastes de la pandémie. Et jusqu’à aujourd’hui vous avez réussi cet objectif, malgré toutes les pertes humaines et économiques.
Malheureusement, au moment qu’une bonne partie des pays voisins (et lointains) ont décidé de rouvrir leurs frontières aériennes et maritimes pour relancer le tourisme, qui est un facteur essentiel sur le plan économique et social, le Maroc a décidé de garder ses frontières fermées, sauf pour des cas d’exception, rendant très difficile l’arrivée des touristes étrangers.
La continuité de la fermeture des frontières maritimes avec l’Espagne a complètement ruiné l’activité touristique au Nord du Maroc.
A Tanger, Assilah, Tétouan, Chefchaouen, etc., les professionnels agonisent. Les agences de voyages ferment à tour de rôle, les hôtels sont vides, les guides touristiques vivent une situation catastrophique, les bazars sont désertés et les transporteurs n’ont plus de quoi rembourser leurs crédits.
De l’autre côté du détroit de Gibraltar, les bateaux de croisières font le bonheur des ports et du secteur touristique espagnol. L’été dernier, l’Espagne a pu sauver le tourisme. La Turquie aussi. Il s’agit de deux pays qui enregistrent pratiquement les mêmes statistiques que le Maroc en nombre de personnes vaccinées et/ou guéries du COVID-19. Et dans ces deux pays, l’arrivée en masse des touristes étranges n’a pas eu d’incidences énormes ni trop graves rendant catastrophique la situation épidémique.
On comprend que par précaution, le Maroc continue de garder fermées ses frontières maritimes avec l’Espagne. Mais avec les nouvelles décisions de contrôle, dont le pass sanitaire, les tests PCR et rapides effectués sur place, cette décision doit absolument cesser d’exister.
Puisque les autorités sont certaines qu’aucun voyageur “positif” ne pourra mettre les pieds sur le sol marocain, ouvrez alors les frontières.
Sauvez des milliers de familles vivant uniquement du tourisme.