Décès d’une jeune femme médecin, enceinte, fauchée par une voiture alors qu’elle traversait la route de Rabat. Cela fait des années qu’à la Dépêche on ne cesse de demander aux autorités locales (wilaya et commune) d’installer des passerelles piétonnes permettant aux citoyens de traverser les grandes routes de Tanger sans risquer la mort.
Ce n’est pas la première fois qu’une personne soit renversée par un véhicule sur la route de Rabat, Tétouan, Merkala et l’avenue Mohammed VI.
A Gzennaya, il y a quelques années, une autre jeune femme également enceinte avait été victime d’un accident similaire à celui d’aujourd’hui. Son mari qui l’observait traverser cette route, comme il le fait chaque matin depuis la fenêtre de leur appartement qu’ils avaient à peine habité, se rappelle toujours de ce moment grave dans sa vie. Un rêve s’était cassé pour toujours.
Cette histoire, je l’avais publiée au moins deux fois dans le but d’attirer l’attention des autorités locales sur l’importance de ces infrastructures pour protéger les citoyens.
C’était du temps de l’ancien Wali Mohamed Yacoubi.
Presque le même message avec presque les mêmes accidents ont été diffusés dans ce journal depuis l’arrivée à Tanger de l’actuel Wali, avec l’espoir que les responsables de la gestion de cette ville réagissent un jour à notre doléance.
On avait même proposé le montage d’un partenariat public-privé et faire appel à des sociétés et des groupes d’investissement installés à Tanger comme le groupe Renault, la Fondation Tanger Med, la Banque populaire, Coca Cola, la TFZ, etc. En plus du Conseil régional, l’ADPN et le CRI… entre autres institutions.
Certes une passerelle piétonne coûte assez cher, mais quand on a la possibilité de faire un don de 3 MDH à une petite équipe de foot, on peut bien faire  pareil pour sauver la vie des citoyens.
On avait même proposé à la commune d’utiliser ces passerelles comme espaces d’affichage publicitaire à commercialiser, ce qui en ferait une source de bénéfices financiers dont elle en a grand besoin. En effet, plusieurs entreprises aimeraient bien afficher des panneaux de publicité de leurs produits sur ces différentes routes de la ville.
Malheureusement, jamais ce projet n’a été discuté ou même proposé par un élu, un parti politique ou une association qui prétend défendre la sécurité des citoyens.
Après plusieurs décès, des dizaines de blessés graves, des cas d’handicap, etc., un nouveau drame a encore frappé une famille et toute une ville…
Et bizarrement, personne ne veut réagir et mettre fin à cette dramatique situation.
A.R.